jeudi 29 mars 2012

Paru chez J'ai lu, J'ai bu & J' T'enfume

Si certains éprouvent de la souffrance au travail, comme ce fut mon cas avant mi-novembre dernier, j'en retire aujourd'hui une certaine jouissance, ce qui m'inquiète au plus haut point.

Ce midi, pour oublier l'aliénation professionnelle et le nouveau burn-out qui me pendent au nez, je suis entré dans une célèbre librairie nantaise, et j'y ai acheté trois nouveautés en livres de pôche, pour le prix de 3 paquets de Winston 25.
Faut vraiment que j'arrête de lire.

C'est pour oublier.




 Fumer vous fait faire des gosses avec l'homme invisible.









 Fumer donne de jolies moustaches.










Fumer rend vos enfants pilotes d'avion.







Fumer fait faire du sport.







Fumer crée du lien social.






Fumer remplace une bonne piqûre.






Fumer fait voir la fin de  2001, l'odyssée de l'Espace.





Fumer procure une extase mystique.






Fumer procure un job aux dentistes au chômage.








Edit :
conclusion inopinée à l'article, trouvée ce matin sous la plume de Raphael Enthoven dans Philosophie Magazine :
"Si l'objet de la campagne est de nous montrer le réel, pourquoi s'en tenir là ? Si la vérité est un bien, pourquoi ne pas dire toute la vérité ? Pourquoi ne pas dire "fumer tue, mais ne pas fumer ne rend pas immortel pour autant ?" Là est le hic. Et l'arnaque. Personnellement, je ne suis pas tranquille. S'il me suffisait de cesser de fumer pour ne jamais mourir, j’arrêterais de bon coeur, mais rien n'est moins sûr. Vivre tue. Demain j’arrête."

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