dimanche 22 avril 2012

La solution finale II

Et voilà, il suffit que je parte à la mer une semaine, en ayant programmé à l'avance tous les articles les moins intéressants sur ma tombe, et quand je reviens, paf, ce soir Marine est là avec son fromage de tête à 20% de matière grave.
Les Français se disent "ah ben tiens on a tout essayé sauf ça".
Au moins je n'ai plus besoin de me dévaloriser pour me trouver con de faire partie, de par le hasard de ma naissance, de ce peuple.

photo prise devant la petite maison de Perros Guirec.
Technique mixte, artiste inconnu.



Collage réalisé par les enfants d'un copain trégorrois
pendant le repas dominical : 
portrait-robot du candidat idéal : 
Nathan-Luc Arthanchon, 
Prélogie : le pangement.

mardi 10 avril 2012

La Solution Finale

Si les couilles molles de l'ONU n'étaient pas coincées par le veto russe et chinois, on n'en serait pas là.
En ce qui concerne le drame syrien, je ne vois guère qu'une solution, et j'ai vraiment attendu que la situation se dégrade pour en arriver là :
envoyer à Bachar-El-Hassadik le Bernard Lavilliers de la chanson des Fatals Picards.
Il l'a quand même bien cherché.
Si ça suffisait pas, on peut aussi lui adjoindre Mélenchon.

lundi 9 avril 2012

Journée du 24 novembre 2010

Les conjoint(e)s et enfants des uns et des autres nous ont rejoints pendant le week-end, faisant passer la population de l'appartement légèrement au-dessus du seuil critique d'un Noël en famille.
Certains vont visiter la morte, d'autres préfèrent conserver l'image de mamie vivante, et ils ont bien raison.
L'intendance encaisse, le Super U est tout proche, mais faudrait pas que le flux des immigrants s'accroisse, les lits vont manquer.
Le délai maximum de conservation du corps ayant été atteint, (4 jours) il faut se résoudre à clôturer le stage.
Le funérarium de Montpellier est situé sur le domaine de Grammont, au sortir d'un chaos de zones industrielles et commerciales. Dans les environs se tenait jadis un complexe culturel dont le nom m'échappe, où j'assistai à un concert mythique de Tuxedomoon en compagnie de Vincent E.
Dès l'entrée, nous sommes saisis par la ressemblance avec 1 aérogare au moment des grands départs.
Des aiguilleurs du ciel à casquette réglementaire tentent de regrouper les familles en lançant des noms propres à la cantonade.
C'est l'usine.
Il faut dire que les usages ont bien changé.

Nous avons préparé un repas pantagruélique, et nous traversons comme des erreurs de casting ce hall de gare encombré de familles affligées; nous ployons dignement sous le poids de sacs Leclerc dégueulant de bouffe, de pinard et de vaisselle jetable, pour disposer notre pique-nique dans le salon de convivialité mis à notre disposition par les services funéraires, sous le regard indifférent de ces groupes d'anonymes prostrés dans leur chagrin.
On fait tache, c'est sûr.
Et alors ?
Maman était une païenne convaincue, et nous lui devons bien ce rituel d'adieu qu'elle n'aurait pas désavoué.
Le salon de convivialité est une pièce froide dont les baies vitrées donnant sur le jardin inondé de soleil sont fermées à clé, et qui pue la mort et le renfermé. 
Ca ne va pas du tout. 
Eric parvient à les faire ouvrir par un employé municipal et les mauvaises odeurs se dissipent.
Nous disposons nos offrandes sur les tables basses. 
Nous refaisons rapidement la déco, à base d'aquarelles peintes par la morte au temps où elle ne l'était pas, et d'une photo prise trois mois plus tôt lors des cinquante ans de mariage, qui nous arrache d'incoercibles sanglots  depuis 4 jours que nous l'avons choisie pour la cérémonie lors d'un vote à main levée. 
Le patron des pompes funèbres avec qui nous avons fait affaire, débarquant à l'improviste alors que nous sommes occupés à accueillir les invités, commence à décrocher les tableaux,  pensant qu'il s'agit des restes de la noce précédente. Malheureux ! Je le détrompe poliment, mais c'est dur de rester zen.
Nous craignons que nos cakes, nos tartes aux légumes et notre vin blanc nous restent sur les bras, mais après avoir donné l'exemple, la soixantaine de personnes qui a été conviée fera finalement honneur à notre buffet froid.
Papa a interprété son texte déicide dans une version soft amendée par nos soins, sa vraie nature de curé laïque se révèle une fois de plus. 
Il faut dire que notre patronyme désigne en breton le recteur de la paroisse.
La vidéo comportant la faute d'accord du participe passé n'a outré personne, tandis que les écrans vidéo retransmettaient en direct l'image du cercueil de maman à l'entrée du four, avant un miséricordieux fondu au noir.
Des représentants éloignés de la famille sont venus de Corse, de Paris, de Pau. 
Des amis proches brillent par leur absence, il paraît qu'ils viennent enterrer leur belle-mère, ils sont crevés. 
Le seul frère de papa qui a fait le déplacement, vu qu'ils est fâché avec les deux autres, me dit ignorer que maman était garée à la maison depuis quatre jours, alors que papa m'a soutenu qu'il avait été empêché de venir.. C'est bizarre, mais c'est leurs histoires.
Après la cérémonie, les seize élus pour le repas déjeunent rapidement dans un restaurant bondé et bruyant. 
Un cessez-le-feu implicite a été déclaré, et les belligérants de longue date profitent de cette trêve pour échanger des civilités. 
Puis nous nous dispersons rapidement dans l'ordre et le calme, échangeant des promesses mensongères de nous revoir rapidement à des occasions moins funestes.
Dans l'après-midi, papa change les draps du lit conjugal avec ma soeur, ce lit qui vient d'héberger son épouse défunte pendant quatre jours. 
Il a décidé de redormir dans leur chambre qui va devenir la sienne sans attendre, il se dit que s'il ne le fait pas dès maintenant, après ça sera fichu. 
Faut avoir la santé. 
Chapeau.

dimanche 8 avril 2012

du 21 au 23 novembre 2010

Les aventures de ma mère morte, suite.

Des gens vont et viennent dans l'immense appartement endeuillé, plus ou moins proches de la défunte.
En tant que copine d'enfance de la disparue, nous invitons V. à dîner avec nous quasiment tous les soirs.
Je me tâte pour contacter P, mais non, ce n'est pas raccord avec le reste. 
C'est un peu ballot, six mois plus tard il va perdre sa mère dans des conditions similaires, à la suite de quoi son père se mettra un coup de fusil de chasse dans le coeur, ça lui aurait fait de l'entraînement circonstanciel, mais je ne suis pas Dieu, et j'ignore tout de sa tragédie familiale à venir, à l'occasion de laquelle il m'écrira sobrement "Quelle belle sortie, dis donc, je suis d'un seul coup redevenu fier de lui". Bref, je décide de ne pas l'inviter, trop d'acidité potentielle.
Maman est partie, nous laissant tomber comme une voleuse, mais nous laissant aussi son corps en garde à vue, et plus on le regarde, plus on ne peut que constater qu'elle n'habite plus ici.
Papa commence à insister sur le fait qu'elle lui a tout donné. Il serait effectivement temps qu'il s'en rende compte, mais en principe il n'est jamais trop tard pour s'émouvoir.
Larmes.
Pendant ce temps, on fait les courses, on prépare à manger, et les obsèques aussi. Il fait froid dans l'appartement, maman tannait souvent papa pour qu'il augmente le chauffage, mais il fallait qu'elle hausse le ton pour parvenir à ses fins. 
Maintenant qu'elle n'est plus là, ou plutôt qu'elle n'est plus en état de râler contre la fraîcheur de l'appartement, va-t-il se laisser mourir de froid ?
Le 1er soir, on fait du feu dans la cheminée, mais il peine à nous réchauffer.
Où que nous posions les yeux, chaque objet nous l'évoque, hélas, elle est partout et nulle part.
Le demi-sourire de plus en plus accusé de son cadavre, dû au relâchement des chairs que nul influx vital ne retient désormais de s'épandre, commence à me rappeler Mitterrand vers la fin, Mitterrand et ses rictus de Machiavel au bout du rouleau.
Il ne faudrait pas que la situation s'éternise.
On se réveille très tôt et les yeux secs, mais ils s'humectent vite.
Le second jour du stage de deuil, papa nous demande de la mettre en veilleuse, il trouve qu'on rigole un peu trop entre les sanglots, que ce n'est pas décent.
Pourtant, c'était typique des repas de la rue R, ces crises de fou-rire familial à la suite d'un lapsus dévastateur, d'un anachronisme, d'un détail prenant soudain une dimension burlesque imprévue.
Le lundi matin, tandis que je suis de garde, deux couples de vieux espagnols tirés à quatre épingles (une chacun) se présentent à l'accueil. C'est le carreleur et son beau-frère (tout aussi carreleur de son état) avec les 2 soeurs conjointes. On va d'abord voir maman, dont l'état est stationnaire, puis je les installe au salon, pour parler de la vie, de la mort, et de tout le bazar, car c'est le moment ou jamais.
Les Espingouins me convertissent rapidement à leur vues concernant "l'important d'abord", comme on dit aux AA, qui consiste selon eux à changer ce que l'on peut en soi tant il nous reste un peu de temps.
Puis ils repartent tout aussi dignement qu'ils sont arrivés.
Une amie musicienne, que j'ai eue au téléphone deux jours plus tôt et que j'ai sentie affreusement peinée, et de surcroît gênée de nous imposer ses condoléances comme s'il fallait l'excuser d'exister, vient rendre hommage à la morte. Je sens qu'elle désire que je les laisse seules, et je m'efface.
Je crois qu'elle fait des passes magnétiques à maman, ça ne peut pas lui faire de mal.
Papa dit d'elle que c'est une grande mystique, avec des trémolos inhabituellement respectueux des choses de la religion. Il est quand même très fâché avec Dieu. Non seulement il n'y croit toujours pas, mais en plus ce salaud vient de tuer sa femme, dont il vient de redécouvrir l'amour inconditionnel.
Mardi, il nous fait lire le texte qu'il a préparé pour les funérailles, hou là là, c'est une attaque en règle contre le corps médical « j'accuse ceux qui ont tué Adrienne, ils se reconnaîtront. »
Avec mon frère, on essaye de le dissuader d'interpréter ce brûlot métaphysique :
"Tu sais papa, si le médecin de famille se présente à la cérémonie et qu'il entend ça, je pense qu'il va aller se jeter dans le Lez sans attendre la crémation."
" Ah ben oui mais non, ce n'est pas du tout ce que j'ai voulu dire, et c'est pas du tout contre lui, je vais réécrire un petit peu…"
Bien sûr. La vie intellectuelle de papa a été un combat perpétuel pour dissiper les équivoques et combler les précipices entre ce qu'il voulait dire et ce que les gens entendaient.
Et puis il y a aussi le douloureux problème de la vidéo que les pompes funèbres nous ont proposé de diffuser au funérarium. Sur un fond d'images de bateaux qui partent et de feuilles qui tombent, un texte est lu en voix off et s'affiche à l'écran. Une phrase nous scandalise particulièrement : "je ne suis pas loin, je suis juste passé dans la pièce à côté", impossible d'obtenir une version féminisée " je suis juste passée…"
Une telle faute de goût et d'accord du participe passé, pour les funérailles  de maman qui était quand même professeur de français agrégée, ça la fout mal. 
Qu'est-ce qu'on peut faire ? 
Shunter la vidéo ?
Refuser la diffusion, au risque de rendre la cérémonie laïque encore plus bas de gamme ?
Et puis, où est-ce qu'on va bien pouvoir aller manger après la crémation ? 
Il n'y a rien de décent dans le quartier.
Qui est-ce qu'on invite, et surtout qui est-ce qu'on n'invite pas ? 
Ce genre de problème nous occupe jusque fort tard dans la nuit, avec mon frère et mon beau-frère.


Ah ça, pour rigoler on était là.

samedi 7 avril 2012

mercredi 4 avril 2012

Even Cthulhu Gets The Blues

http://craigrobertson.wordpress.com/2012/04/01/i-added-horns/

Normalement je devrais poster ça sur mon caveau, mais le parking est plein.
Et ma mère dans tout ça ?
Ben aux dernières nouvelles, elle est toujours morte.

samedi 31 mars 2012

vendredi 30 mars 2012

Killer, est-il ?


Quand on voit ce convoi de films qui circulent, genre suissi, pris aujourd'hui au hasard des horaires de l'Hagard :

... on se dit, avec ce bon sens de gentleman farmer près de chez vous, que c'est pas après qu'la poule a pondu qu'elle doit serrer les fesses.

Tu m'entends, Josiane ?

Le problème, c'est que la société, c'est pas une poule.

Extraits des grimoires de JD :

Les individus sont seuls à pouvoir évoluer parce qu'ils sont seuls à exister. (R. p.107)

La douloureuse histoire des humains tient tout entière dans une dualité : l'essence et l'existence. Nous en sommes écartelés parce que, depuis toujours, l'existentiel est polarisé à l'envers, et il n'est pas difficile de comprendre pourquoi : les hommes simiesques sont mille fois plus nombreux que ceux qui sont humains. ...Voilà pourquoi l'intellect est si discrédité : monopolisé, par les singes, les dés étaient pipés.
L'essentiel est orthogénétique, l'existentiel a toujours été rétrogénétique. D'où la dichotomie dont nous souffrons. Nous sommes écartelés entre l'Homme et le Singe. Nous concilions tant bien que mal cette dualité dans nos personnes en chérissant des idéaux. Elle nous a toujours condamnés à être des singes sociaux. (leç.9/24)

L'existentiel constitue notre "moi" et appartient aux individus. C'est la part d'eux-mêmes dont les individus font apport à l'espèce, la part habilitée à acquérir des caractères nouveaux, acquisition qui est la condition sine qua non de l'Evolution. (Jeux/81)

L'instinct, qui ne trompe jamais les autres espèces, a pour fonction nécessaire de tromper les humains. Les instincts, qui sont les génies tutélaires des autres espèces, sont aux humains des démons qui les torturent, qui les "possèdent" et qui les "perdent" ! Or cette aventure est unique : l'instinct ne trompe que nous.
La cause fondamentale du malentendu qui oppose l'Homme à la nature, c'est que l'inconscient spécifique (l'instinct) nous envoie et doit nous envoyer des messages qui s'adressent à l'espèce et ne se soucient pas des individus. Mais, de toute évidence, les individus sont seuls à pouvoir recevoir les messages et exécuter les ordres, puisque l'espèce n'a pas de vie existentielle. L'espèce, qui est une abstraction, n'existe pas. Les individus existent seuls. Dès lors la nature s'est trouvée dans un cas difficile : les tâches évolutives qui libèrent l'Homme de ce qu'il lui reste d'instincts animaux incombant nécessairement aux individus, il a bien fallu que ceux-ci reçoivent dans leurs instincts l'ordre de lutter contre l'Instinct ! (Jeux/81)

jeudi 29 mars 2012

Paru chez J'ai lu, J'ai bu & J' T'enfume

Si certains éprouvent de la souffrance au travail, comme ce fut mon cas avant mi-novembre dernier, j'en retire aujourd'hui une certaine jouissance, ce qui m'inquiète au plus haut point.

Ce midi, pour oublier l'aliénation professionnelle et le nouveau burn-out qui me pendent au nez, je suis entré dans une célèbre librairie nantaise, et j'y ai acheté trois nouveautés en livres de pôche, pour le prix de 3 paquets de Winston 25.
Faut vraiment que j'arrête de lire.

C'est pour oublier.




 Fumer vous fait faire des gosses avec l'homme invisible.









 Fumer donne de jolies moustaches.










Fumer rend vos enfants pilotes d'avion.







Fumer fait faire du sport.







Fumer crée du lien social.






Fumer remplace une bonne piqûre.






Fumer fait voir la fin de  2001, l'odyssée de l'Espace.





Fumer procure une extase mystique.






Fumer procure un job aux dentistes au chômage.








Edit :
conclusion inopinée à l'article, trouvée ce matin sous la plume de Raphael Enthoven dans Philosophie Magazine :
"Si l'objet de la campagne est de nous montrer le réel, pourquoi s'en tenir là ? Si la vérité est un bien, pourquoi ne pas dire toute la vérité ? Pourquoi ne pas dire "fumer tue, mais ne pas fumer ne rend pas immortel pour autant ?" Là est le hic. Et l'arnaque. Personnellement, je ne suis pas tranquille. S'il me suffisait de cesser de fumer pour ne jamais mourir, j’arrêterais de bon coeur, mais rien n'est moins sûr. Vivre tue. Demain j’arrête."

mercredi 28 mars 2012

Le rêve américain : de gentils requins

- extraits de mail -

Une cybercopine m'envoie ça :


Et ça m'inspire ça :

Ah oui, c'est certain qu'ils ont fière allure et qu'ils ont l'air copains comme cochons.
Au Seaworld de San Diego, nous avons assisté à des mises en scène du même tonneau, qui en disent long sur ces sacrés Américains, qui tentent de propitier les animaux les plus dangereux après s'être fâchés avec tout le monde sur la planète.
Ils sont forts, ces Américains.

Pendant ce temps, à l'échelle de mon humble outrecuidance, comme tu me le rappelais la semaine dernière, j'ai réalisé "Danse avec les poules" :

"Un bébé crocodile, au sortir de l'oeuf, mord. 
Un bébé tigre, lui, assoiffé de lait, avide d'un corps chaud et ami, veut avant tout aimer, être aimé. Mamelles à têter, première innocence des mammifères. 
Plus tard, reconversion brutale. 
Maintenant, tout à la douceur. 
Gare au tigrillon s'il sentait l'agneau.  
Heureusement, il sent le tigre. 
Avec confiance donc, il peut se frotter sous les pattes terribles, mordiller, déranger, tirailler. 
Il ne risque rien. 
Assez joué, tout de même. 
Mère-tigre le repousse. Maintenant, elle va boire.  
Rien qu'à la voir s'approcher de l'eau, on lui donne raison, en tout, et tort à la vache, à la biche, au daim, aux herbivores. 
Solennellement, religieusement, prête à tout, elle s'approche du baquet. 
Le feu de sa soif rend l'eau sacrée. 
Une vache, même mourante de soif, ne peut prendre l'eau avec grandeur, avec considération. 
Un certain registre lui a été refusé. 
Elle n'ira jamais à l'eau que comme une vache.  
La tigresse, elle, ce qu'elle fait, et quoi qu'elle fasse, est important. 
Plus que Reine, Roi, un Roi qui a pris une affaire en main, un Roi qui serait en même temps un "dur".  
Dans la cage, cependant, tout est dénuement, et l'eau dans le baquet vient d'un affreux robinet rouillé. Mais le tigre est au-dessus du manque.  
Le manque, c'est pour toi, le manque et l'agressivité, ce piteux semblant d'audace."

Bonne journée !

dimanche 25 mars 2012

Jarretelordi.com

Comme je me lève tous les matins entre 4 et 5 heures depuis le retour de la vengeance du Seroplex® que je ne prends plus, je bouine mes petites blagues bloggueuses et ma correspondance jusque vers 8 heures, et après, soit je vais au boulot soit j'ai des week-ends constructifs.
Dimanche dernier par exemple j'ai nettoyé derrière mon meuble Ikéa pas déplacé depuis 12 ans, et j'ai passé un coup d'aspirateur sur l'habitante.

Ca m'a fait plus de bien qu'à elle.
 Hier après midi, j'ai apporté ma contribution à la campagne présidentielle avec de petits autocollants plastifiés et bricolés avec des vieilles étiquettes de cassettes Betacam.

Le soir même, j'ai mimé devant de vieux amis le presque quinqua flippé qui colle des moustaches à la Joconde, en prenant à peine le temps de descendre de son vélo de terroriste de l'ultra-gauche, on a bien ri.

 



Cet après midi j'ai nettoyé ma cuve de 400 litres et je l'ai remise en eau, mais suite à une erreur d'inattention, à moitié pleine elle a brisé le parpaing qui la soutenait et a failli écraser une poule qui s'est enfuie en hurlant dans le bois comme si elle avait Al-Qaida aux fesses et il a fallu ruser pour la faire rentrer.











 


Je n'ai pas retrouvé les chaises longues dans le garage, alors j'ai fait une petite sieste sur mon vieux carton. Enfin du soleil !

Un ami qui a une certaine influence sur mes progrès dans l'intention de pratiquer le boudhisme, m'a suggéré, plutôt que de déblogguer à toute heure, d'écrire avec un crayon sur du papier, puis de déchirer le cahier.
 C'est pas con.
J'ai aussi semé des radis et désherbé le potager, je voulais rouler la pelouse mais j'ai pas eu le temps, parce qu'il y avait deux bars à cuire au barbecue.
C'était un bon dimanche en famille, malgré que mon fils m'aie reproché d'avoir cultivé une certaine absence lors de certaines années passées plus près de ma bécane que des miens.

Merci à la jeune Clara P., bientôt 12 ans, pour le titre.

vendredi 23 mars 2012

Contre l’alcool, le LSD

http://www.courrierinternational.com/article/2012/03/20/contre-l-alcool-le-lsd

Dans un premier temps, si on est vierge de toute expérience dans le domaine,  on se dit que ça peut marcher, et que la Science avance...
... dans un second temps, un produit contre un autre produit....mouais...
Mais je me rappelle que quand je suis devenu alcoolo-dep', j'évitais les tarpés, parce qu'à chaque fois que j'en fumais un, j'avais une méga-prise de conscience que j'étais en train de devenir pochtron...

jeudi 22 mars 2012

La Vengeance de Seroplex®

Pour anticiper sur une charette de 72 heures qui se profilait au Birau, j'ai avalé 2 fois 10 mg après un mois d'abstinence.

C'est reparti pour un tour de manège...

Je vais essayer de ne pas attraper la queue du Mickey...
merci à Captain Frankie, grâce à qui je me sens moins seul.

mercredi 21 mars 2012

Qu'est ce qu'un paysan ?

Je m'apprête à faire les trois huîtres avec mon kamarade de burö sur les finitions d'un flim pour un client récurrant du monde agricole, et je retombe sur ce joke bien connu sauf de ceux qui l'ignorent :

Ci-joint le sempiternel exercice de math
remis à l'heure pour les années 2000 :

ENSEIGNEMENT 1960
Un paysan vend un sac de pommes de terre pour 100 F.
Ses frais de production s'élèvent aux 4/5 du prix de vente.
Quel est son bénéfice ?
ENSEIGNEMENT 1970
Un paysan vend un sac de pommes de terre pour 100 F.
Ses frais de production s'élèvent aux 4/5 du prix de vente, c'est à dire 80 F.
Quel est son bénéfice ?
ENSEIGNEMENT "MATH MODERNES" de 1975
Un paysan échange un ensemble "P" de pommes de terre, contre un ensemble "M" de pièces de monnaies.
Le cardinal de l'ensemble "M" est égal à 100 et chaque élément sygma de "M" vaut 1F.
Dessines 100 gros points représentant les éléments de l'ensemble "M".
L'ensemble "F" des frais de production comprend 20 gros points de moins que l'ensemble "M".
Représentes "F" comme un sous-ensemble de "M" et donne la réponse à la question :
Quel est le cardinal de l'ensemble "B" des bénéfices Dessines "B" en rouge.
ENSEIGNEMENT RENOVÉ 1978
Un agriculteur vend un sac de pommes de terre pour 100F.
Les frais de production s'élèvent à 80F.
Le bénéfice est de 20F.
Devoir : Soulignes les mots "pommes de terre" et discute en avec ton voisin.
ENSEIGNEMENT REFORMÉ 1981
Un péizan kapitalist privilégié sanrichi injusteman de 20 F sue un sac de patat.
Analiz le tekste et recherch lé fôte de contenu de gramère d'ortograf de ponktuassion et ansuite di se ke tu panse de cête maniaire de sanrichir.
ENSEIGNEMENT ASSISTÉ PAR ORDINATEUR 1999
Un producteur de l'espace virtuel www consulte en dial-up, une data bak qui display le day-rate de la patate.
Il se load à l'aide de son soft sécurisé et détermine le cash-flow sur écran à matrice active haute résolution.
Dessines avec ta souris le contour vectoriel du sac de pommes de terre, donnes lui une texture et un 3D.
Puis log toi sur le réseau http://www.world_potatoe/, par l'URL http://www.boursopotatoe.com/ code StS, et suis les indications du menu.
Plot le graphe de la quote de la patate, en chandelier japonais sur ton imprimante Postscript laser color.
Donnes les code Sicovam des warrants et reverses de la patate.
Donnes la corrélation avec Wall Street US Bluepotatoe
ENSEIGNEMENT DE L'AN 2012
Qu'est ce qu'un paysan ?

lundi 19 mars 2012

Dieu est-il capitaliste ?

Et si oui, peut-on mettre ses actions dans un bon PEA ?
parce que celles que j'avais à la Banque Postale ont fini à la Poste Bancale.

Mon éditorial de samedi ayant été triomphalement applaudi par l'immense majorité d'un message privé, j'en remets un autre, du même.
On ne change pas une équipe qui gagne.

Je suis curieux de savoir ce que Charlie va faire du tueur fou de Toulouse à la une de mercredi.

J'ai de fortes présomptions de m'autoriser à penser qu'il n'est pas juif, mais je ne vois pas ce qu'il y a de drôle, c'est pourquoi il vaut mieux effectivement laisser ce sujet à des humoristes professionnels, plus aguerris aux rigueurs de l'actualité qui fout la merde dans la coeur des politiciens en campagne et la mort dans l'âme des parents endeuillés, qu'à des rigolos de cyber-bistro qui se targuent de ne pas avoir l'esprit d'escalier du simple fait qu'ils ne se gênent pas pour corriger leurs articles après parution, au mépris des lois de la presse.