vendredi 24 février 2017

Monstres froids, méfaits du tabac & Persistance du Mal (1)

J’ai beau fumer du porno, ça ne m’empêche pas d’être préoccupé par l’actualité internationale, bien au contraire. Parcourir les headlines du Monde plusieurs fois par jour, c’est un peu le même genre de stress que la clope ou le cyberQ, et je suis à peu près aussi impuissant devant les catastrophes mondiales autoproclamées que derrière mon tabagisme pédocharcutier.

Il y a des choses que je ne comprendrai jamais.
Comme Anders Behring Breivik, ce terroriste norvégien d'extrême droite qui a perpétré et revendiqué les attentats du 22 juillet 2011 en Norvège qui ont fait un total de 77 morts et 151 blessés.
Il a fait ça de façon très méthodique, détournant l’attention de la police par un attentat à la bombe à Oslo avant d’aller assassiner 69 personnes, pour la plupart des adolescents, sur l'île d'Utøya. 
Déguisé en policier, pour ne pas les effrayer. 
C’est salement diabolique.
Les Américains, qui nourrissent une fascination certaine pour les tueurs en série, ne se sont pas écharpés pour acquérir les droits d’adaptation de l’histoire de ce tueur de masse. 
Normal : les idées qu’il revendique dans le manifeste de 1500 pages qu’il a laissé pour justifier son geste sont en grande partie celles du nouvel occupant de la Maison Blanche.
Son soutien au « conservatisme culturel », à l'ultranationalisme, au populisme de droite, à l'islamophobie, au sionisme, à l'antiféminisme et au nationalisme blanc, même noyés dans un délire de chrétien fondamentaliste, font tache.

Par contre, ça peut intéresser les Japonais.
Ce qui attire mon attention sur ce malade un peu oublié, c’est un article du Monde sur la condamnation de la Norvège pour traitement « inhumain » envers Breivik.
Il se plaint de s’être radicalisé en prison tout seul comme un chien d'infidèle, puisqu’il est à l’isolement 23 heures par jour.
Il se plaint de la restauration, de l'inanité spirituelle des programmes télé, et d’être lourdement affecté par l’isolement.
Breivik emmerde prodigieusement la Norvège, et représente un défi aux lois de l’Etat de droit.
Breivik, c’est Blasphemator® en plus con et en moins drôle.
Nettement moins drôle.


Un nouveau dérapage pour Nicolas Canteloup, 
qui s’est déguisé en Breivik ce matin sur Europe 1.
L'humoriste n'a pas fait rire tout le monde avec sa dernière chronique !

Je découvre au passage le monde merveilleux du counterjihad, chouette, un nouveau mot.

Cinq ans et demi après le massacre, Breivik ne manifeste aucun remords. 
« C’est toujours le même tueur narcissique », assure la journaliste Asne Seierstad, qui lui a consacré un livre et reçoit depuis ses missives.
Ben manquerait plus que ça soit un tueur altruiste. 
Ou qu'il soit une publicité vivante pour le narcissisme.

En France, on est tout aussi embêtés par le retour potentiel des djihadistes capturés en Syrie et en Irak.
On devrait les enfermer en cellule avec Breivik, et le problème serait vite réglé.
Finalement, le plus courageux là-dedans c'est Emmanuel Macron.


Mike Mignola, Hellboy in Hell

(à suivre)

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