mardi 3 novembre 2015

mardi 20 octobre 2015

Un truc soi-disant super auquel on ne me reprendra pas

...c'est le titre d'un recueil d'articles du regretté David Foster Wallace.
Je crois qu'il s'agit de fonds de tiroirs assez hétéroclites.
De lui, j'ai bien aimé "La Fonction du Balai", lu cet été.
Un mélange de Boris Vian, Kurt Vonnegut, R.A. Lafferty, et une dinguerie qui n'appartient qu'aux américains post-modernes.
J'ai hâte de m'enfoncer plus avant dans son Infinie Comédie.
A propos d'infinie comédie...
A propos de "trucs soi-disant super auxquels on ne me reprendra pas", enfin j'espère, des fois je me mets en position de rêver qu'il m'arrive des trucs qui n'arrivent que dans les vieilles bédés de Daniel Goossens, comme dans celle-ci, extraite des " blagues du premier Avril"


Ca vaut toujours mieux que de se retrouver dans un roman d'Aurélien Bellanger.


mardi 9 juin 2015

Difficile innovation

A l'heure de mettre sans doute la clé sous la porte après dix ans de radotage numérique, je dois faire mon autocritique.
Je n'en reviens pas d'avoir cru aussi longtemps que je pouvais jouer au professeur d'explications et  m'emmurer vivant sur mes blogs avec apparemment autant de ferveur intermittente, à y professer d'absconses théories rarement mises en pratique, retranché dans mon mental, sans en subir les conséquences, tragiques ou cocasses selon l'humeur de l'observateur.
J'ai beaucoup emprunté, en imitant le style de glorieux ainés, pour parvenir au constat que l’auto-addiction bloguitique m’a quand même un peu coupé du monde et des gens.

Parfois j'ai cru innover, j'ai fait le malin avec les trouvailles de ma femme, et puis récemment je suis tombé sur un tableau de Dali :

Jeune Vierge autosodomisée par les cornes de sa propre chasteté (1954)

Comme quoi l'innovation reste un métier hasardeux.
A défaut d'innover sur le net, voyons voir si je peux mettre un peu de nouveauté dans ma vie.
J'en ai grand besoin.

mardi 5 mai 2015

Eric Dupond-Moretti : "Le FN n'est pas un parti républicain, il faut l'interdire"

Dans la foulée du post d'hier, et pour montrer au capitaine que je ne me fous pas des maquereaux.
Comment préserver la démocratie sans interdire ceux qui se battent contre elle ?

http://www.franceinter.fr/emission-invite-de-7h50-eric-dupond-moretti-le-fn-nest-pas-un-parti-republicain-il-faut-linterdire


Il a une super-voix, et une tête à faire de la radio.
Et il ne mâche pas ses mots.

Ah tiens, en fin de journée je trouve un article gratuit sur la nouvelle loi massivement votée à l'Assemblée.
Divertissant en diable, en attendant pire.


La loi sur le renseignement expliquée en patates par lemondefr

lundi 4 mai 2015

Emmanuel Todd : "Ce qui m'inquiète le plus, c'est la montée de l'antisémitisme"

Résumé des épisodes précédents :
Engendré par des e-Cybernéticiens débarqués du futur un poil trop tard pour empêcher le massacre de Charlie Hebdo dans le passé, Blasphémator® est investi d’une Mission Sacrée : bouter les Croyances hors de l’Homme, afin qu’Il cesse d’y être assujetti, trop souvent au détriment de son intelligence.

Son arme : le Blasphème.
Efficacité supposée : pas terrible.

Episode du jour : 
Blasphémator® ne parvient pas à se ressourcer pour écrire un nouvel épisode de sa saga.
Heureusement, Emmanuel Todd vient lui prêter main forte.
Il blasphème haut et fort.





et le billet de Sophia Aram, pour manger avec :

http://www.franceinter.fr/emission-le-billet-de-sophia-aram-chkoune-charlie

Heureusement, comme le rappelle Noam Chomsky, recoupant les analyses de Todd, nous courons vers un précipice (de cheval) et Tout est foutu.
Me voici rassuré.

samedi 2 mai 2015

Le coin du petit cinéphile : "Interstellar" de Christopher Nolan (2014)

Qu’on l’admire ou qu’on le déteste, ou qu’on s’en tamponne le coquillard avec nonchalance, Christopher Nolan fait aujourd’hui ce qu’il lui plait plait plait.
Il a gagné sa liberté d’auteur dans l’univers impitoyable d’Hollywood soumis chaque jour davantage aux diktats de producteurs sans vergogne dont les rêves de rentablilité à trois chiffres nivellent par le bas l’inconscient collectif.
Ainsi de Interstellar, film gigogne aux mille sentiers de lecture, dans lequel se dissimule entre autres un pamphlet néo-marxiste, outrageusement fardé en blockbuster de SF humaniste.

Dans un futur proche, le capitalisme a eu la peau de notre bonne vieille Terre.
La productivité de l'industrie moderne, pratiquement sans limites, a saturé le marché de télés, de grille-pains et de lecteurs Blu-Ray.

Les prix ont baissé au point où les producteurs perdaient de l'argent au lieu d'en gagner : le profit symbolique (l’argent) a perdu toute valeur, après une énième crise des subprimes. Après quoi, faute d'argent, les moyens de produire ont été détruits et les profits matériels ont disparu eux aussi. Bernard Maris a eu beau s’en retourner dans sa tombe, c’est la mémerde.

Mattiou Mac Cochonnou, rude fermier du Midwest, en est réduit à pirater des drones indiens pour pérenniser sa parcelle de manioc rongée par le Mildiou et les mensualités du Crédit Agricole.
Tel un disciple de Francis Cabrel, la grand-mère à moustaches, il se dit que le futur, c’était mieux avant, quand il était ingénieur. Que le déclin de l’Amérique est dû en partie à ces conseillers d’orientation bornés et conspirationnistes qui croient que les missions Apollo n’ont jamais eu lieu, ou ne furent que des fakes de propagande visant à inciter les Russes à dépenser jusqu’au dernier kopeck dans des programmes spatiaux et des technologies inutiles vouées à l’échec; conseillers d’orientation qui lui suggèrent vivement que son fils reprenne son exploitation agricole en difficulté au lieu d’embrasser une carrière scientifique qui lui permettrait, une fois frais émoulu de l’académie de Westpoint, de partir explorer l’Ouest Sauvage de l’Espace Profond et coloniser de nouveaux territoires, quitte à génocider quelques Apaches galactiques au passage.
Les lobbyistes de la NASA nous ont pris pour des quiches, insinue Nolan : au lieu de se branler sur la conquête de Mars, hors budget, ils auraient été mieux inspirés d’apprendre à nos enfants à vivre en bonne entente avec cette planète, la seule que nous ayons sous la main, en quelque short.
Le bilan est amer, même si c’est pas après que la poule a pondu qu’il faut serrer les fesses, comme on dit dans le Midwest.

Il y a plein d’autres films dans Interstellar.
Autant que vous pourrez en voir dans votre misérable existence de spectateur tant que vous n’aurez pas décidé d’en devenir acteur :

- une histoire de poltergeist au-delà de l’abîme du temps.

- une fable sur la responsabilité parentale, une fois que vous êtes passé dans un trou de ver pour sauver l’humanité, et que vous retrouvez vos enfants âgés de 120 ans de plus que vous, qui vous reprochent de ne pas avoir été très présents aux stades cruciaux de leur développement psychomoteur. « Devenir parent, c’est accepter d’être le fantôme du futur de tes enfants », déclame Mac Cochonnou tout en infra-graves (un caisson de basses lui avait été greffé à cet effet spécial pour toute la durée du tournage) à sa fifille adorée avant de filer à l’anglaise avec une astronaute dont on pourrait dire qu’elle était tellement belle qu’on la croyait stupide.

- un réquisitoire contre Hans Zimmer quand il se prend pour Philip Glass.

- une réflexion métaphysique sur les limites à ne pas outrepasser en matière de développement de l’intelligence artificielle, quand vous pouvez programmer le coefficient d’ironie d’un robot au point où il fait passer vos meilleures jokes hyper-secrètes pour des blagouzes pourries de CM2.

- un pensum intimiste où la surenchère affective (aaah, l’amuuuure !!! ) le dispute à  l’incohérence scientifique, qui comblera tous les porteurs d’un joint d’étanchéité émotionnel défectueux, sans porter préjudice à une capacité d'émerveillement restée intacte devant le pouvoir cathartique du cinéma.
- un songe éveillé sur la Bibliothèque Infinie, contaminé de réminiscences de 2001, qui renvoie aussi bien à Escher qu’à Borges, ou qu’à feu Bookys. (Et comment diable Nolan a-t-il été mis au courant pour Chtipowa ?)

- une armada hirsute et débraillée de réflexions post-pubertaires sur La Mort Imminente, La Résurrection, la conquête spatiale, l'évolution, l'amour (dans ses dimensions symbolique / métaphysique / biologique), la recherche de vérité dans la Science, la condition humaine, le temps, la responsabilité de l'humanité dans ce qui arrive à la planète, etc...

- un sombre mélo centré autour de la relation père/fille

- un dépliant touristique rédhibitoire pour la planète Tsunami

- un hommage caché (révélé ci-dessous, on se fout pas de votre gueule) à "La vie d'Einstein", célèbre précurseur relativiste (non crédité au scénario du film), de Daniel Goossens



Bref, pour un blockbuster, c’est aussi un film en kit où on capte surtout ce que l'on y a apporté.
Et c’est déjà beaucoup.

J'ai bien fait de pas lire l'article de l'odieux connard avant d'écrire le mien, j'aurais fait moins sobre.

Ecrit sur un forum hyper-secret en pensant à autre chose.

lundi 27 avril 2015

Miroir quantique


Une autre, une autre !


Devinez à qui va aller le Warsen d'Or cette année encore ?


mercredi 15 avril 2015

Sec et mouillé

Plutôt sec :
La Californie se lyophilise, lentement mais sûrement, comme dans un vieux roman de SF de J.G. Ballard qui retrouverait ainsi une actualité brûlante qu'il n'avait finalement jamais perdu.

http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2015/04/01/la-californie-prend-des-mesures-d-urgence-pour-faire-face-a-une-secheresse-historique_4607763_3244.html

Je vous recommande le visuel interactif inclus dans l'article.

Pétard plutôt mouillé :



Quand Blasphemator® fredonne du Julien Clerc, ca lui fait monter les larmes aux yeux.
Il y aurait vite de quoi combler le déficit hydrique structurel du Sud Ouest des Etats Zunis d'Amérique, ce qui joindrait l'utile à l'agréable, selon le principe des vases communicants.
Heureusement, ça ne lui arrive pas souvent.
Et honnêtement, fredonner du Julien Clerc, pour Blasphemator®, quelle Disgrâce !
Quelle Humiliation !
Il y aurait quelque chose de pourri au royaume du rock'n'roll.



mardi 7 avril 2015

Le goût du risque

Après des années de dérive socialo-communiste, sanctionnées par une dérive sanglante, et une reprise en main par des survivants bien conscients du devoir de mémoire, il semble que Charlie Hebdo redevienne lisible, ce qui n'est pas le cas de cette phrase.
Prenons-en de la graine.




jeudi 2 avril 2015

samedi 28 mars 2015

des ivrognes, du trône de chair et du berceau du chat

Les sanitaires du rez-de chaussée où je lis Saint Augustin dès potron-minet, au coeur de ce royaume nocturne que personne n'a la folie de me disputer, n'ont pas toujours présenté cet aspect satiné.
Pour le bonheur, faire la chair rose. Le reste devrait suivre, avais-je lu quelque part.
Oncques mes waters ne furent si ouatés.
En 2010, nous entreprîmes de les faire ériger pour permettre à mes parents vieillissants d'éviter de monter à l'étage lors de leurs rares visites.
Nous nous en ouvrîmes auprès de L.G, qui venait de nous raccorder au tout-à-l'égoût et s'était révélé un habile artisan dans sa partie, malgré des manières un peu frustes, une présence physique intimidante évoquant le personnage campé par Gérard Depardieu dans Uranus, avec qui il partageait la nécessité d'être fréquemment ravitaillé en muscadet, et le décès prématuré de plusieurs pieds d'hortensias ratatinés au tractopelle lors des travaux susnommés.
Peut-être connaissait-il quelqu'un de confiance à qui confier leur réalisation ?
Il prétexta des aptitudes dans ce domaine avec une bonne foi assez désarmante pour remporter le marché.
Nous allâmes ensemble au Bricomat du coin choisir les matières premières nécessaires à bâtir un cabinet de toilette comportant douche, wc, lavabo, cloisons en placoplâtre propres à garantir l'intimité de l'édifice et des rituels intimes qui s'y pratiquent, porte en 180 x 83, etc... que nous entreposâmes au garage.
D'importantes modifications du système de circulation des fluides furent décidées, impliquant la machine à laver, la chaudière, les entrées et sorties d'eau des futures toilettes et lavabo.
L.G. démarra les travaux, fit venir un plombier de ses amis pour les raccordements...
puis disparut.
Habitués aux humeurs fantasques du bonhomme, nous lui avions confié un jeu de clés.
Le printemps vint, et s'en fut.
Malgré de multiples relances,
L.G. brillait par son absence.
Au garage, les cartons éventrés sanglotaient muettement sur leur déréliction.
Je parvins à convaincre L.G. de finaliser les travaux pendant nos vacances d'été.
Las, à notre retour de congés, nous éprouvîmes devant le spectacle ci-dessous un fort sentiment de déconvenue, et l'affaire semblait  pour tout dire mal engagée, voire compromise.



Rien n'était achevé, mais de plus l'utilisation des cabinets était soumise à une condition draconienne : l'ablation de la jambe gauche, critère qui a fait reculer plus d'un derrière pressé enhardi par l'urgence.
Rapidement, je donnai son congé au maitre d'oeuvres, sans indemnités.
Comment avait-il pu se lancer dans une telle galère, qui excédait si visiblement ses compétences ?
J'en avais mal pour lui.
Il réclamait de moi un effort vigoureux et soutenu pour déporter au loin les bornes de ma bienveillance, et j'ignorais si j'allais pouvoir triompher de cette épreuve assurément prescrite par quelque Dieu farceur.
De plus, je ne me voyais pas amputer mes parents pendant leur sommeil d'un membre certes inférieur mais si pratique pour se déplacer d'un endroit à l'autre.
De la chambre aux toilettes, par exemple.
Peut-être valait-il mieux renoncer à toute l'affaire ?
Pour parler vulgaire, nous n'étions pas dans la merde, et n'étions pas près d'y être.
Après quelques temps de convalescence spirituelle, je connus alors l'anamnèse, au sens étymologique que Philip K. Dick confère à ce mot : oubli de l'amnésie.
Et me rappelai un petit pépère, technicien chauffagiste en retraite de son état, qui m'avait déjà arrangé bien des coups foireux dans la baraque, et qui se retrouva bientôt par la grâce de Dieu à la tête d'un puzzle sanitaire de 5000 pièces, indéchiffrable pour un simple mortel à l'intelligence pratique limitée comme moi, mais qui semblait faire sens pour lui, en bon demi-Dieu anonyme du tubulaire qu'il était, habilement travesti en retraité sifflotant à toute heure du jour d'absurdes ritournelles entendues sur RTL avec une gaieté inoxydable.
Et modeste avec ça !
Tandis qu'il s'activait à nettoyer mes écuries d'Eauchasse, je dûs m'absenter précipitamment pour Montpellier, où ma mère menaçait de quitter ce plan terrestre.
Elle mourut dans nos bras, mon frère et moi.
Quand je revins atomisé at home, les travaux étaient presque achevés, et Beloute sifflotait de contentement en finissant l'enduit du placo.
De ces chiottes où ma mère ne s'assiérait jamais.
Je les ai barbouillés d'un vilain rose, à la hâte dans mon brouillard de larmes filiales, pour marquer le coup.
Vous en déduirez ce que vous voulez, à chacun son job.


Un léger indice visuel pour les quêteurs/quêteuses d'absolu à travers les symboles.
Non, je ne l'ai pas affiché dans les cabinets.

Les erreurs commises par L.G. furent réparées, la porte achetée par lui et qui ne convenait pas fut vendue sur le Bon coin après un prudent délai d'un an pendant lequel j'attendis qu'il la récupère s'il en voulait, mais il ne reparut pas.
L'autre nuit, je tombai sur ceci dans mon Saint Augustin :
"Je n'ai jamais été ivrogne, mais je connais des ivrognes que vous avez rendus sobres. Ainsi c'est grâce à vous que les uns ne sont pas ce qu'ils ne furent jamais; c'est grâce à vous aussi que d'autres ne sont plus ce qu'ils furent; c'est grâce à vous enfin qu'ils savent les uns et les autres qu'ils vous le doivent."
Comme s'il attestait en cela l'existence de réunions Alcooliques Anonymes au 4ème siècle.
Moi qui ai connu mon quart d'heure de grâce aux AA, je vais prier pour L.G. pour qu'il voie la lumière, et ne la confonde plus avec celle du bistrot.
Tout cela se télescope un peu avec l'actualité récente, cf la note d'hier, et des évènements plus intimes,  à base de religion et de reliances, heureusement indicibles (l'article est déjà long), pleins de karass et de wrang-wrang.
Donc non seulement indicibles mais inintelligibles.
L.G faisait manifestement partie de mon karass.
(Nous autres, bokononistes, croyons que l’humanité est organisée en équipes qui accomplissent la volonté de Dieu sans jamais découvrir ce qu’elles font. Bokonon appelle ces équipes des karass)
Comme en atteste la mésaventure advenue au héros du Berceau du Chat, savoureux roman de Kurt Vonnegut déjà cité hier, j'hérodote un peu mais tout-est-lié, mésaventure analogue à la mienne en nature bien que plus forte en intensité, et rapportée ci-dessous.


Miaou 

Durant mon voyage à Ilium et au delà, expédition qui me prit deux semaines au moment des fêtes de fin d’année, j’avais prêté gracieusement mon appartement new-yorkais à un poète pauvre du nom de Sherman Krebbs. Ma deuxième femme m’avait quitté, me trouvant trop pessimiste pour ne pas rendre la vie impossible à une optimiste. 
Barbu, Krebbs était une sorte de Jésus-Christ blond avec des yeux d’épagneul. Ce n’était pas un ami intime. J’avais fait sa connaissance à un cocktail où il s’était présenté à moi comme président national de l’Association des poètes et des peintres en faveur de la guerre nucléaire immédiate. Il cherchait désespérément un toit, pas nécessairement à l’épreuve des bombes, et il se trouvait que j’en avais un. 
Quand je revins à New York, encore tout vibrant des stupéfiantes implications spirituelles suscitées par l’ange de pierre abandonné d’Ilium, je trouvai mon appartement dévasté par le vandalisme nihiliste. Krebbs était parti, mais il avait auparavant laissé pour trois cents dollars de communications téléphoniques interurbaines, mis le feu à mon divan en cinq endroits, tué mon chat ainsi que mon avocatier et arraché la porte de mon armoire à pharmacie. 
Il avait aussi écrit ce poème par terre, sur le linoléum jaune de la cuisine, à l’aide de ce qui se révéla être de l’excrément : 

J’ai une cuisine
Mais elle a une piètre allure 


Elle ne sera rupine
Que si je lui assure
Les services d’un vide-ordures. 
Il y avait un autre message, d’une écriture féminine, marqué au rouge à lèvres sur le papier mural au-dessus de mon lit : « Non, non, non », dit la pauvrette. 
Enfin, le cadavre de mon chat portait autour du cou une petite pancarte : « Miaou. » 
Je n’ai pas revu Krebbs. Pourtant, j’ai le sentiment qu’il faisait partie de mon karass. Si tel est le cas, il y a joué le rôle d’un wrang-wrang. Selon Bokonon, un wrang-wrang est une personne qui fait dévier le cours des spéculations d’une autre personne en réduisant ce cours, par l’exemple de sa propre vie, à une absurdité. 
J’aurais pu être vaguement enclin à bannir de mes pensées, comme dénué de signification, l’ange de pierre d’Ilium ; et à passer de là à la considération que rien n’a de sens. Mais après avoir vu ce qu’avait fait Krebbs, surtout à mon pauvre petit chat, je décidai que le nihilisme ne me convenait pas. 

Quelque chose, quelqu’un ne voulait pas que je sois nihiliste. C’avait été la mission de Krebbs, qu’il en ait été ou non conscient, de me désenchanter de cette philosophie. Bien joué, M. Krebbs, bien joué.

Le très saint livre en pdf.

vendredi 27 mars 2015

Flash spécial à propos du crash de l'A320

http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/03/27/andreas-lubitz-un-pilote-souffrant-de-depression_4602441_3214.html

... puis il a dit "maintenant je vais détruire le monde entier !"
-Qu'entendait-il par là ?
-C'est ce que disent toujours les bokononistes avant de se suicider.

Kurt Vonnegut, "Le berceau du chat"

En savoir plus sur le bokononisme

et son influence sur la pensée warsenienne :

[Edit du 28/3/15]

Le copilote soupçonné d'avoir provoqué délibérément le crash de l'Airbus A320 de Germanwings dans les Alpes françaises avait dit qu'il ferait un jour « quelque chose qui allait changer tout le système » et que « tout le monde connaîtrait [son] nom », a déclaré son ex-petite amie au quotidien allemand Bild, en kiosque samedi 28 mars. 
(…) Si Andreas Lubitz « a fait ça », « c'est parce qu'il a compris qu'à cause de ses problèmes de santé, son grand rêve d'un emploi à la Lufthansa, comme capitaine et comme pilote de long courrier, était pratiquement impossible », affirme-t-elle.


Je ne peux plus faire grand chose pour les 149 innocents que cet imbécile a entrainés dans la mort.

Reconnaitre mon besoin de reconnaissance me permet de moins me branler sur ma tombe, et c’est déjà pas mal.
Surtout qu'en apprenant à mieux me connaitre, je me délivre au moins partiellement de ce besoin d'être reconnu pour des qualités dont je ne fais pas preuve.
D'abord le pantalon, ensuite les chaussures.

mardi 24 mars 2015

Amour, Laideur, Gloire et Beauté

Depuis que j'ai fait mon coming out en tant que femme sur ma tombe, je me sens beaucoup plus libre pour parler de sujets qui me tiennent à coeur.
Voici un article du Monde qui m'a ému, malgré son titre racoleur.

Comment « la femme la plus laide du monde » est devenue une gourou du Web

Le Monde.fr | 21.03.2015 Par Olivier Clairouin (Austin (envoyé spécial))

Les sanglots qui la secouent finissent par lui nouer complètement la gorge. Debout au milieu du public du festival South by Southwest, dimanche 15 mars, une femme aux cheveux blancs ne peut retenir ses larmes face à celle qui « l’a tant inspirée ». Sur scène, Lizzie Velasquez lui sourit.
La séquence est presque habituelle pour la jeune femme de 27 ans, enfoncée dans un fauteuil en cuir bien trop large pour elle. Depuis huit ans, Lizzie écume les festivals et conférences des Etats-Unis pour partager son histoire et ses conseils pour avoir confiance en soi.

Lizzie Velasquez sait de quoi elle parle. Atteinte du syndrome de Marfan, une maladie génétique extrêmement rare, elle possède un physique peu conventionnel : 1,60 m pour moins de 30 kilos, « un énorme front » comme elle l’admet elle-même, un œil droit déficient, de maigres membres qui se fatiguent vite… la jeunesse de Lizzie Velasquez s’est partagée entre les dizaines d’opérations chirurgicales destinées à lui permettre de vivre le plus normalement possible et le regard insistant des autres enfants.
Les brimades qu’elle essuie régulièrement dans les cours d’école, Lizzie a pourtant très tôt appris à les ignorer. Elle devient cheerleader au collège, parvient à se constituer un groupe d’amis fidèles et s’appuie sur une famille soudée. Mais tout bascule en 2007. Alors âgée de 17 ans, Lizzie tombe par hasard sur une vidéo intitulée La femme la plus laide du monde. Le visage que l’on voit apparaître quelques secondes à l’image, c’est le sien.

« Si les gens voient ta tête en public ils vont devenir aveugles » ; « mets-toi juste un pistolet sur la tempe et tue-toi » ; « brûlez-la ! » Sous la vidéo, des centaines de commentaires dégoulinant de haine font chavirer la vie de la jeune fille : désormais, elle fera tout pour lutter contre ce fiel déversé sur Internet, et tout pour inspirer et redonner confiance aux personnes qui, comme elle, ont pu souffrir de ce genre de comportement.
« J’ai commencé ma chaîne Youtube comme une réponse directe au harcèlement en ligne », explique-t-elle au micro. De vidéo en vidéo, elle parle des petites choses du quotidien, toujours avec humour et une certaine autodérision. « Si je porte des talons en public, je ressemble à un faon qui apprend à marcher », s’amuse-t-elle par exemple dans une vidéo postée en février 2014.
Progressivement, elle fédère autour d’elle une petite communauté. Mais c’est véritablement en décembre 2013 que la machine s’emballe. Conviée à une conférence TEDx consacrée aux femmes, à Austin sa ville natale, elle fait passer la salle du rire aux larmes en racontant ses premières expériences à l’école, délivrant un message simple : « Vous seules décidez de ce qui vous définit. »


Plus de sept millions de vues (dix, en comptant la version espagnole) et un an et demi plus tard, le discours n’a pas changé, passant même des ordinateurs aux écrans de cinéma. Tombée sous le charme lors de la conférence, la réalisatrice Sara Hirsch Bordo a en effet décidé de consacrer son premier film à la vie de Lizzie. Présenté pour la première fois cette année au South by Southwest, A Brave Heart : The Lizzie Velasquez Story a été chaudement accueilli par le public du cinéma Paramount d’Austin.

Mais Lizzie Velasquez n’entend pas s’en arrêter là. « J’ai raconté mon histoire pendant des années », nous confie-t-elle au téléphone deux jours plus tard. « Après avoir fait ça pendant huit ans, je suis prête pour la prochaine étape : je veux pouvoir pouvoir parler au nom de toutes les victimes de harcèlement, en ligne et en général. »
Se considérant désormais comme une militante, la jeune femme tente à présent de faire voter une nouvelle loi contre le harcèlement au Parlement américain. Un combat qui ne fait que commencer, comme en témoigne une séquence du documentaire montrant Lizzie arpenter les couloirs du Capitole, faisant en vain du porte-à-porte d’un bureau de député à un autre.

« On va continuer à faire autant de lobbying que possible », assure-t-elle avec cette conviction désarmante dont elle semble ne jamais se départir. Déjà auteure de trois livres, Lizzie Velasquez songe à présent se lancer dans une série d’ouvrages pour enfants ayant pour personnages principaux des jeunes atteints de handicap.

pour en savoir plus sur Lizzie Velasquez :

lundi 23 mars 2015

En remontant le fleuve

La pensée juive n'est pas le sionisme.

Le lendemain matin, rabbi Akiba arriva chez le philosophe, mais c'est son épouse qui l'accueillit. Il lui demanda où était son mari et elle lui répondit qu'aujourd'hui, c'était avec elle qu'il allait devoir débattre. Cette femme, fort belle, avait misé tous ses atouts. Elle espérait ainsi faire tomber rabbi Akiba dans le piège d'un désir mal géré, mais rabbi Akiba ne s'enfuit pas et ne tomba pas dans le piège. Il s'assit face à elle et se mit à pleurer. C'était bien entendu la première fois qu'elle voyait une telle réaction dans une situation pareille. Interloquée, elle lui demanda: "Mais pourquoi pleurez-vous?" Rabbi Akiba répondit: "Je pleure devant une beauté si mal utilisée."

histoire colportée aux oreilles de Warsenator par Blasphematora.

commentaires :
L’histoire ne dit pas pourquoi la beauté de la femme du philosophe est mal utilisée.
Enfin, si, puisque le rabbin échappe au piège de la séduction qu’elle lui tend. Mais il m'est permis d'espérer que peut-être que par ailleurs, le philosophe, tapi dans la pièce voisine avec sa caméra casher, aime sa femme d’un amour sincère et réciproque ?
voilà pour mon droit au rêve d’un happy end.
Question subsidiaire : « à quoi sert la Beauté ? »

Torah ! Torah ! Torah !
ou T'auras pas, c'est pas la question.

rue de la Juiverie, Nantes, 
Google Street View.


En remontant le fleuve est une chanson d'Hubert-Félix, qui a un gros kiki.

dimanche 22 mars 2015

Laïcité, mon cul !

Article épatant lu dans Causette, le magazine féministe blasphématoire moins con que les magazines féminins.
Y'a des mecs qui mouillent leur chemise tous les jours pour des causes nobles, et qui la ramènent pas.









vendredi 20 mars 2015

A la française

Des torrents de merde (shittorents), on en voit beaucoup couler dans l'actualité internationale, y'aurait de quoi rendre jaloux le scatophile qui sommeille en moi.
A l'occasion de la marée du siècle annoncée pour demain, réparons l'injustice :

A la française

A la russe

A la hussarde

A la bengali

A l'anglaise

A la française 2 (le retour)

Voilà, j'avais envie d'écrire un article de merde, sans me faire chier à l'écrire.

Heureusement, le nom du contributeur est Légion.

N'oubliez pas d'aller voter dimanche.


mercredi 18 mars 2015

L'art, sa valeur, sa copie, l'émotion authentique et l'imprimante 3D

Un ami bien intentionné me transmet « 2 beaux articles dans Télérama que vous aurez peut-être déjà lus, sinon ce serait dommage de les rater » après les avoir religieusement scannés.
L’un est une interview d’un sociologue sur l’émotion esthétique et la valeur de l’art, l’autre relate la genèse du clonage des Noces de Cana, le plus grand tableau du Louvre, et surfe sur la vague du vertige engendré par la copie numérique.
Je déchiffre ses pdf richement enluminés des illustrations parues dans le journal, en méditant sur la pulsion prosélytique, celle-là même qui nous pousse à diffuser le fruit de nos découvertes, puis je commence à lui répondre, avec cette hideuse outrecuidance du gars qui sait et à qui on ne la fait pas :
tout d’abord, je lui signale qu’en général les articles publiés dans l’édition papier sont diffusés sur le Net, avec une semaine de décalage pour ne pas nuire au canard. Je dis pas ça pour vexer mais pour instruire, c’est quand même plus facile à lire que des scans.
Je l’ai découvert incidemment en voulant publier mon propre article à base d’itv parue dans télédrama. »

De fait, les articles qu’il m’a transmis sont là :
le papier sur la reproduction du chef d’oeuvre de Véronèse :

Ensuite, j’atomise son enthousiasme :
« J’ai trouvé tout cela absolument fantastique, m’écrit-il. C'est aussi un curieux pied-de-nez aux barbares qui brisent des œuvres millénaires... Leur geste devenant inutile puisque maintenant nous pouvons tout parfaitement copier. »
Heu… d’accord sur le principe, mais vaut mieux scanner les statues avant leur destruction, sinon tu ne recopies que des gravats, quand même. 
T’as le triomphe un peu facile sur ce coup-là. 
Tu te serais pas fait enfumer par des vendeurs d’imprimantes 3D en regardant les Noces de Cana-bis (la copie, donc) après avoir testé sur toi-même, au mépris du danger, ton nouveau savon parfumé au chanvre ? (il est savonnier de son état)
Et si oui, je peux passer quand pour prendre des échantillons au labo R & D ?
Sinon, sur l’art dernier refuge du sacré après le cassage de gueule des religions et des idéologies, ok. 
L’homme ne vit pas que de pain dans la gueule, sauf en Syrie. Il lui faut aussi du divin, que le téléchargement compulsif de photos de muqueuses génitales ne comble qu’imparfaitement.
Sur le trouble métaphysique engendré par la perfection des copies numériques, ok.
Mais quid de la destruction programmée du sentiment du sacré par les petits DAECH de l’art contemporain ?
"L'art classique est là pour incarner les lois de l'harmonie universelle, alors que l'art moderne manifeste les disharmonies individuelles. C'est malheureusement très clair. Quand on regarde les peintures dans les églises italiennes, on se dit que même si l'artiste avait des problèmes persos, ça ne transparaît pas dans ses toiles, s'il peint la vie de Jesus, il fait de son mieux pour s'effacer. Dans l'art moderne, c'est le contraire, on ne peint que soi-même, c'est à dire qu'on ne représente que l'erreur. Peut-être que ça peut inspirer des sentiments à ceux qui sont aussi déséquilibrés, mais c'est sûr qu'il manque une porte de sortie puisque l'absolu est écarté de facto. »
c’est pas de moi, mais je ne m’inscris pas en faux.



Le bonus multimédia avant que mon article parte chez l'imprimeur :
le making off de la copie du Véronèse.

Voilà, un petit P.S. vaut mieux qu’un long discours du FN.
Blasphemator® va encore se faire plein de nouveaux amis sur internet.

vendredi 13 mars 2015

Vacuité de la Plénitude, Plénitude de la Vacuité

Les secrets de la longévité, et aussi de la maitrise du lâcher prise :



2/ regarder le soleil en face pendant 5 ans et compiler les 200 millions de photos prises sur site
(n'oubliez pas de mettre vos Ray-Ban, quand même)

3/ lire ce blurg régulièrement

4/ s'abonner au Monde.fr pour y lire de chouettes articles réservés aux abonnés :











Pour la Vacuité et la Plénitude, faut pas rêver, c'est pas ici que vous en verrez, et de toute façon dans ce domaine, chacun voit midi à sa porte à quatorze heures.

mercredi 11 mars 2015

Intelligence et humilité

J'ai trois potes cancéreux, à des stades divers de la maladie, bien que le pronostic vital soit engagé, et tous en disent "je fais moins le malin", comme s'il fallait une bonne maladie grave pour revenir à la raison.

Comme dans la vieille blague de Flo :

Objet : [conscience-lucidite] Re : 2012?

Un mal entraîne un bien, et un bien entraîne un mal.
Quelqu'un qui souffre entame une ascèse. Son ascèse le rend meilleur. Devenant meilleur il se la joue et devient puant. Etant puant ça lui retombe sur la figure, et il souffre. Souffrant, il a un accès d'humilité. Son humilité le rend meilleur. Devenant meilleur il redevient puant...
Où est l'éveil dans tout ça ?
Les amis, il serait temps de voir que ça n'a pas de fin.


De mon côté, pas encore de cancer, mais j'y travaille activement.
Et mon hyper-activité actuelle est toute relative, elle n'est que le pendant de mon hyper-immobilisme avant mon burn-out de 2011.
Ma bipolarité garde donc des proportions modestes.
C'est tant mieux, car mon ego en prendrait vite ombrage.
J'aimerais juste trouver un peu de temps pour finir d'écrire les aventures de Blasphémator®.

Et continuer à trouver le geste juste, dans tous les domaines de ma vie.
Comme par exemple quand je dois migrer mes données de mon vieil Imac vers mon nouvel Imac, et que je me débrouille pour ne plus pouvoir réinstaller Yosemite en ligne.

Y'a de quoi devenir antiYosemite.



Le laboratoire hyper-secret de destruction des Imac flambant neufs


Mais je pense à ce rescapé des attentats de Charlie Hebdo, qui n’a plus beaucoup de voix, ni de visage autour, et je relativise.
Apparemment, son intelligence reste entière.
C’est toujours ça de pris.



vendredi 6 mars 2015

jeudi 5 mars 2015

Blasphemator® n’aime pas Prometheus

Blasphèmator® aime bien la SF.

Blasphèmator® aime bien Alien, il se rappelle qu'il avait 16 ans quand il a vu le film en salle, et qu'il a failli être malade sur son voisin de devant tellement la mort de Ash l'androïde était a-dégueulbif.

Blasphèmator® a été affreusement déçu par Prométhéus, même si le potentiel blasphématoire du film est d'une kolossale finesse :
Les "Ingénieurs" qui sont à l'origine de Toute Vie sur Terre ne nous ont créés que pour pouvoir joyeusement nous exterminer, sans doute pour le fun.

Pour une fois, je trouve justifié le palimpseste de l'Odieux Connard pour nous détourner de cette horreur.

C’est pire que Blasphèmator® quand il est voluptueusement pessimiste, c’est pire que Jean Rostand quand il achève ainsi un de ses livres : 

« Alors l'espèce humaine passera comme ont passé les Dinosauriens et les Stygocéphales. Toute vie cessera sur la Terre qui, astre périmé, continuera à tourner sans fin dans les espaces sans bornes. Alors, de toute civilisation humaine ou surhumaine, découvertes, philosophies, idéaux, religions, rien ne subsistera. En ce minuscule coin de l'univers sera annihilée pour jamais l'aventure falote du protoplasme, aventure qui déjà peut-être s'est achevée sur d'autres mondes, aventure qui en d'autres mondes peut-être se renouvellera. Et partout soutenue par les mêmes illusions créatrices des mêmes tourments, partout aussi absurde, aussi vaine, aussi nécessairement promise dès le principe à l'échec final et à la ténèbre infinie. » dont on pourrait résumer la pensée en un minimum de mots : 
« Merde !» 

Ce qui nous ferait gagner un temps précieux pour :
1/ aller voir des bons films
2/ poursuivre notre autodestruction sans nul besoin de Dieu fâché, un usage pervers de la religion y suffisant amplement.







Le manuscrit de l’arabe dément Ibn Djihad Jack-One-Lung Ben Dartan, dont a été exhumée la citation de Rostand.

mardi 3 mars 2015

Le Darknet pour les Nuls

Changeons-nous la tête avec le Darknet :
c'est là qu'on découvre le monde merveilleux des gens qui ont raison d'avoir Tor.

Et l'épisode 2 :
https://www.youtube.com/watch?v=-0p_ILUXvgg

dimanche 1 mars 2015

à partir d'un dessin de Voutch



J'avais posté ce dessin ici :
C'est un de mes articles les plus visités, plus de 10 000 vues selon le Ministère, alors que mes petits exposés dépassent très rarement les 100 vues, snif.
Voutch parvient en quelques mots à rendre dérisoire toute aspiration « méditative » chez les Occidentaux, à décrire la vacuité égotiste, et à montrer la brutalité des rapports de classe chez nos dirigeants névrosés. Chapeau.
Heureusement, ce pauvre Pichonneau va sans doute se jeter de l'immeuble ou déprimer grave du fait de la méchanceté imméritée de son patron, alors que moi qui vous cause, j’ai l’impression de vivre l’inverse d’un burn-out (un burn-in ?) en ce moment, sans trop de ricanements - après quelques accès de cynisme ces dernières semaines, ça va plutôt mieux. 
Donc je crois que je suis bien en train de me préparer à ma session de MBSR.

samedi 28 février 2015

A bas la censure hypocrite !

Tous les bloggueurs de la plateforme blogspot ont reçu ça ce matin :


Ah ben bravo les gars.
On commence par interdire l'accès aux photos de famapouals (qui sont quand même une preuve de l'existence de Dieu pour ceux qui n'oublient pas de remonter de la photo de créature au Créateur), sauf à pouvoir prouver leur contexte artistique, éducatif, documentaire ou scientifique, et puis après, on barre l'accès aux mélomanes compulsifs du téléchargement, aux fumeurs, aux nazis, aux pédophiles, aux Socialistes de gauche, aux Islamistes et aux Trolls.
Et la pluralité d'opinion sur le Net, après, elle est où ?
Blasphemator® dire pas glop pas glop.

vendredi 27 février 2015

Le Nouveau Charlie Hebdo



J’ai acheté le Nouveau Charlie Hebdo ce matin.
Un peu déçu de ne pas y trouver les éditoriaux de Bernard Maris et les petits Miquets à gros nez de Charb.
C’est vrai que les Parisiens sont en vacances, cette semaine.


J’espère qu’ils ne tarderont pas à rentrer, quand même, parce que cette avalanche de vacataires perturbe ma lecture du journal. 

jeudi 26 février 2015

Extension du domaine djihadiste


Charlie Hebdo y'en avait pas raciste, mon ami, y'en avait juste caustique.

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/11/20/non-charlie-hebdo-n-est-pas-raciste_3516646_3232.html

Roland Dumas s'est fait prescrire de l'Antisémitox®, mais ça ne va pas très fort.

http://abonnes.lemonde.fr/politique/article/2015/02/20/la-rengaine-de-dumas_4580466_823448.html
(article protégé)

Le Sharif est en prison au cimetière.

http://abonnes.lemonde.fr/police-justice/article/2015/02/20/on-ne-tue-pas-pour-un-dessin-il-a-pense-qu-a-sa-gueule-cherif_4580499_1653578.html
(article protégé)

Les Américains sont toujours les plus forts.

http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2015/02/21/l-espionnage-de-gemalto-le-cynisme-de-m-obama_4580993_3232.html

Sarko se mange un râteau.

http://abonnes.lemonde.fr/politique/article/2015/02/22/sarkozy-ne-convainc-pas-les-francais_4581223_823448.html

Oscar de l'Info rigolote extraite de l'article :
"Chez les sympathisants UMP, c'est la ligne du ni-ni (ni PS, ni FN) qui l'emporte avec 46 %.
28 % préfèrent que l'UMP appelle à voter FN, et 25 % que l'UMP les appelle à voter PS.
Chez les sympathisants du PS, le réflexe du front républicain (voter UMP contre le FN) domine avec 79 %, 14 % préfèrant que le PS appelle à voter blanc ou à s'abstenir et 3 % à voter FN."

Est-ce que ça ne simplifierait pas les élections si tout le monde appelait à voter FN avant le premier tour ? Le FN, lui, n'aurait qu'à appeler à voter pour le Front de Gauche, et Dieu reconnaitrait les siens.


La Haine : enfin l'adaptation du film en jeu d'arcade sur internet.

http://abonnes.lemonde.fr/pixels/article/2015/02/22/des-propositions-contre-les-discours-de-haine-sur-internet_4580743_4408996.html

Aahh cool, un blog qui surveille les extrêmes de la droite :

http://droites-extremes.blog.lemonde.fr

Blasphémator® va pouvoir fermer l'oeil de la nuit.

mercredi 25 février 2015

Pense-bête trouvé dans une poubelle (2)

lu dans Courrier International N°1267 du 12 au 18 février 2015

article « A la recherche de John Updike »

Pendant deux ans et demi, un inconnu a fouillé dans les poubelles du célèbre écrivain américain.
Paul Moran a ainsi accumulé quantité d’objets personnels qu’il expose aujourd’hui en ligne. Il justifie son entreprise en racontant comment elle lui a sauvé la vie.
johnupdikearchive.com


“Ma vie est, en un sens, un déchet, ma vie n’est que ce dont le résidu est mon écriture.” 
John Updike, Paris Review, 1966

Paul Moran conclut son article ainsi :
« Je ne peux m’empêcher de penser qu’en récupérant les affaires d’Updike j’ai aussi récolté une partie de sa chance. Peut-être que les bactéries qui se sont collées sur moi portaient les germes de la magie de John Updike. Telle est donc l’histoire de ce croisement improbable de deux destinées : l’une, une vie apparemment agréable pleine de réalisation, de talent et d’acclamation, l’autre, la triste histoire de quelqu’un qui a perdu le cap. Quand les ténèbres font leur réapparition, comme ça finit toujours par arriver, je reviens souvent à un bout de papier jaunissant qu’Updike a jeté et qui porte une citation de Fra Giovanni [da Fiesole, dit Fra Angelico], un moine du XVe siècle. Le bout de papier est tout petit mais il a sur moi un grand effet :
“Il n’y a rien de ce que je pourrais vous donner que vous ne possédiez déjà, mais il y a beaucoup de choses que je ne puis donner et que vous pouvez prendre. Le Ciel ne peut descendre jusqu’à nous, à moins que notre cœur n’y trouve aujourd’hui même son repos. Prenez le Ciel. Il n’est point de paix dans l’avenir qui ne soit cachée dans ce court moment présent. Prenez la paix. L’obscurité du monde n’est qu’une ombre. Derrière et cependant à notre portée se trouve la joie. Il y a dans cette obscurité une splendeur et une joie ineffables si nous pouvions seulement les voir. Et pour voir vous n’avez qu’à regarder. Je vous prie donc de regarder.” 

Pense-bête trouvé dans une poubelle : épisode 1 

et le pilote (épisode 0)


L'article en prêt à cliquer.
 N'aie pas peur, ce n'est pas sale.