dimanche 22 novembre 2015

Enfin une bonne nouvelle : Everything We Think We Know About Addiction Is Wrong


Que laisserons-nous d’inscrit dans les sables du temps, hormis l’empreinte de notre séant et l’angoisse de notre fin prochaine au moment d’aller écluser quelques gorgeons de cervoise tiède à une terrasse du Xeme arrondissement de Paris pour envoyer un message fort aux terroristes ?

  Objet : Re: témoignage Espace B***

Bonjour
Sauf erreur de ma part, vous ne m’avez pas sollicité en 2015 pour colporter la bonne parole ;-) aux membres de votre groupe de parole de dépendants sexuels chapeauté par le Dr. P*.
J’appréhendais un peu votre appel, qui n’a pas eu lieu.
C’est tant mieux, j’ai eu des oscillations d’humeur assez importantes sur l’année 2015, malgré des périodes où j’ai dû avoir recours à un thymo-régulateur (suivi par un psychiatre avec lequel j'avance ma foi vers un mieux-être, (j’ai failli rajouter « dans le respect des exigences méthodologiques, de sa grille de lecture psychanalytique et des nombreux visiteurs médicaux qui lui offrent des voyages aux Baléares pour qu’il prescrive leurs antidépresseurs à ses patients. » mais je me suis retenu)
J’espère seulement qu’on ne vous a pas sabré une ligne de crédits qui vous ait contraint à fermer le groupe.

A part ça, deux ou trois bricoles :
- je viens de tomber sur un clip pas mal du tout sur l’addiction qui nous change un peu des approches traditionnelles
évidemment, comme c’est américain c’est un peu Palo Alto au pays des Bisounours, mais j’y vois quand même un message d’espoir.


- les évènements tragiques qui précèdèrent ce ouikende pas du tout réparateur m’inspirent des diatribes néo-poujadistes (je ne maitrise pas l’inspiration, mais quand elle est là, difficile de s’y dérober, les plus grands artistes ratés vous le confirmeront ;-))))
et allez, c’est reparti pour l’autopromo

- j’aimerais bien revoir le poster saisissant de réalisme qui trônedeferrait (trône encore ?) dans le bureau de consultation du Dr. V* à l’espace B*, tableau qui représentait un addict polydépendant, c’est le moins qu’on puisse dire, branché simultanément à ses multiples objets transitionnels, rayonnant dans la vaine gloire de son illusion de Toute-Puissance.
Pourriez-vous m’en joindre une photo prise au téléphone portable, ou m’indiquer le nom de l’artiste et de l’oeuvre, que je le dégotte sur ce merveilleux outil qu’est internet à condition qu’on s’en serve dans le bon sens ?

Merci d’avance

Cordialement
Handy K.P., polydépendant, et parfois même dépendant pas poli

Message du 16/11/15 12:23
  De : « G* M* *
  Monsieur,
  Merci pour votre message et les nouvelles que vous donnez.
  En effet, nous ne vous avons pas dérangé cette année, vous aviez grandement participé au succès des premiers groupes. Mais avions aussi senti qu'il était temps de changer un peu. En 2015, nous avons donc sollicité un patient ayant participé au premier groupe.
  Et nous poursuivons cette activité thérapeutique avec une prochaine session en début d'année 2016.
  Merci pour les liens.
  Je ne peux pas vous envoyer la photo demandée, le Pr V* a arrêté de consulter et début d'année 2015 et a libéré son bureau, en emportant logiquement sa décoration !
  Je reste à votre disposition.
  Avec mes meilleures salutations.

Dr B*
  Praticien Hospitalier

  Service d'Addictologie et de Psychiatrie de Liaison

   
> Handy K.P. :

> Bonjour

merci pour votre diligence !
le Pr V* a pris sa retraite ?
En emportant sa décoration ???
J'espère qu'il ne s'est pas attaché à cet affreux poster au point de le punaiser dans ses cabinets !
;-))))
Moi aussi, je passe la main.
Place aux jeunes loups de la cyber-addiction pornoïque !

C'est bon signe que vous ayez pu trouver parmi vos patients un zigoto rétabli ou en voie de rétablissement, qui accepte d'ouvrir la Voie (qui est Sous nos Pieds) : ça ne peut que favoriser une saine émulation au sein du groupe.
Et l'attrait vaut mieux que la réclame, comme on dit aux A.A.

Chaleureuses pensées, et bon courage.

Soudain, 18 mois plus tôt :

  De :Handy K.P.
  Date : 28/02/2014 20:35
  Objet : Re: témoignage P* 
  Bonsoir

Mon débriefing rapidos sur la séance de lundi : heureusement que j'ai senti à un regard de P* le moment où vous n'aviez plus besoin de moi pour m’éclipser, sinon ça aurait tourné à la réunion décontractée d'anciens combattants au bistrot du coin, ce qui n'est pas très thérapeutique.
Et apparemment, dans le groupe y'en a encore un paquet qui sont loin d'être des anciens combattants.
Aah, les effets secondaires pervers du témoignage...

Bon, sinon c'était sympa, rien à dire...
Je n'ai pas compris la question du black tout maigre juste à ma gauche qui me demandait ce qui se serait passé si ma femme ne m'avait pas chopé. Je me rappelle lui avoir expliqué que je m'étais dénoncé, mais je ne pense pas qu'il ait compris ma réponse. Apparemment, lui s'est fait choper par sa femme et vient donc au groupe par injonction thérapeutique ou quelque chose d'approchant. Je me rappelle que sur son carton plié devant sa chaise, son prénom était écrit et qu'il y avait une certaine ironie dedans par rapport à sa problématique, heureusement j'ai oublié ledit prénom.
Bon. Comme je disais l'été dernier aux Etats Unis quand je m'embarquais dans des explications invraisemblables devant des paysans de l'Utah médusés : "French people are bla-bla-bla..."
Je voulais juste vous signaler le meilleur essai-en-forme-de-roman que je viens de finir sur la thématique de l'addiction au porno :
" Lointain souvenir de la peau" de Russell Banks, qui vient de sortir en poche.
Ca devrait enrichir le fonds de la bibliothèque de l'Espace B*.

Et puis un témoignage, assez synthétique, sur le parcours du combattant (ex con battu)

Allez, on va pas passer le ouikende là-dessus : qui s'occupe trop de clés devient lui-même serrure, disent les Turcs.

Cordialement

KP
(Andy)
(Dis-moi oui)

Le 3 mars 2014 à 09:23, m*.b*@c-n*.fr a écrit :

Bonjour,
Un grand merci d'être venu. Après votre départ, nous avons justement pu discuter des représentations de la sexualité et de la compagne et commencer à faire prendre conscience des distorsions cognitives.
  A l'année prochaine.
  Dr B


samedi 21 novembre 2015

La viande rose

Ajoutée le 18 nov. 2015

This is for Paris, and Beirut, and Kenya, and Charleston, and so many others; for countless innocent people devastated by terrorism- which is just a word for organized hatred and inhumanity. We have to keep seeing the world in shades of rose- we have to keep hoping for peace and working for change and believing that with our art, our love, our knowledge, and most of all, our empathy and understanding for our fellow human beings, we can make a difference.
-- Rhiannon Giddens



Nos émotions s'imposent à nous avec la désarmante familiarité d'une vieille bouteille de pif déjà ouverte.
Et kicéti lou geeko dépressif qui va se retrouver à chialer devant son ordinateur dès 6 heures du matin s'il continue ses conneries ?


Charlie Hebdo, en vente partout.

Pour Kija, qui sait pourquoi.

vendredi 20 novembre 2015

Diagnostic



C'est con qu'il n'y ait pas de traitement.


D'un autre côté, les Shadoks prétendent que quand il n'y a pas de solution, 
c'est qu'il n'y avait pas de problème.



jeudi 19 novembre 2015

Djihad 2.0

A ne pas confondre avec Djihad 2/0, le match retour où on a encore pris une branlée.
Il faut qu'on aille jouer sur leur terrain, comme dit le Président.
Bref.
Un ami m'envoie cette vidéo, sans doute passionnante.



Mais quand vais-je pouvoir re-dormir ?
devant la saison 3 de Bron qui vient de démarrer ?
devant les conneries du Gorafi ?

mardi 17 novembre 2015

Les amis de Daech

L’avantage, avec le NPA, c’est que l’on n’est jamais déçu. On n’avait pas encore fini de compter les morts et les blessés des attentats du 13 novembre que le parti de Besancenot donnait dans un communiqué son point de vue sur cette juste réponse à la lutte contre Daech en Syrie : « Cette barbarie abjecte en plein Paris répond à la violence tout aussi aveugle et encore plus meurtrière des bombardements perpétrés par l’aviation française en Syrie suite aux décisions de François Hollande et de son gouvernement […]. Nous refusons toute union nationale avec les responsables des guerres, la bourgeoisie, Hollande, Sarkozy et Le Pen. » Tous dans le même sac, tous coupables, mais les victimes bien plus que les assassins.
Si l’on est hélas habitué à la complaisance dégueulasse d’une certaine extrême gauche envers le terrorisme islamiste, elle est plus étonnante venant de l’AFP, qui, dans une dépêche datée du 14 novembre, nous apprend que « huit “terroristes” sont morts dans les attentats de Paris ». Et visiblement les guillemets à « terroristes » ne sont pas dus à un accident de typo, puisqu’ils deviennent dans la version en anglais de l’agence « eight militants »… Ils ont dû être contents, au NPA, d’apprendre qu’ils sont d’accord avec la voix de la bourgeoisie et du grand capital.

Gérard BIARD 
publié le 16 novembre 2015

lundi 16 novembre 2015

Mail "on est tous Paris", ce "fake" dont il faut se méfier


http://www.huffingtonpost.fr/2015/11/16/mail-on-est-tous-paris-fake-fausse-alerte_n_8573180.html

J'ai reçu le sms maudit dont il est question dans l'article ci-dessus, forwardé par une jolie amie de ma femme, mais aussi un peu naïve et pour tout dire peu versée dans les choses du Renseignement.
Ca a donné lieu à une discussion - toujours par sms - assez surréaliste au cours de laquelle j'ai essayé de lui apprendre à douter de l'intérêt de reposter de tels messages à l'origine incertaine :
" De la façon dont c'é&tait rédigé, ça puait l'embrouille. Dans le doute, ne relaie rien, ça ne fait que rajouter au bordel ambiant, et on sait bien à qui profite l'insécurité
ce à quoi elle a répondu, sans doute vexée, par un imparable :
-Tu ne t'ai jamais trompé toi ?
- Jamais. T'as ka d'mander à ma femme si tu m'crois pas.
-Lol."


Le Billet de Sophia Aram : "Vendredi 13" par franceinter

Jalons pour penser après les attentats (I)

http://flashbac.blog.lemonde.fr/2015/11/15/jalons-pour-penser-apres-les-attentats-i/

Pour ceux qui auraient attendu que les attentats aient lieu pour s'y mettre.
(il n'est jamais trop tard, mais des fois, il est tard)


Après une telle nuit d'ivresse en salle de rédaction,
il est temps de ranger et d'aller dormir au bureau.


La nouvelle stratégie meurtrière de l'Etat islamique
La terreur. Aveugle, froide, sans distinction. En menant, vendredi soir, six attaques coordonnées dans l'agglomération parisienne – les pires que la France ait jamais connues (au moins 129 morts et 352 blessés, selon un bilan encore provisoire) – les sicaires de l'autoproclamé Etat islamique (EI) ont franchi un cap sanglant. Jusqu'ici, en effet, l'EI, dont les tentacules s'étirent subrepticement en Europe (et notamment en Belgique), s'attachait en priorité à consolider et à élargir les frontières de son "califat". Désormais, l'organisation djihadiste, qui a subi des revers sur le front syro-irakien, est résolue à briser les "nations des Croisés" ; autrement dit à "frapper l'ennemi lointain", soulignent Le Temps et la BBC. Pour The New York Times, le carnage de vendredi est à distinguer, dans sa nature, de celui perpétré le 7 janvier contre Charlie Hebdo. A l'inverse de ce dernier, qui visait des cibles très précises liées à la liberté d'expression, il était destiné à instiller la peur en chaque citoyen, à faire en sorte que les Français ne se sentent en sécurité nulle part. En ligne de mire : leur mode de vie et les "lieux de perversion" (au regard de la doxa islamiste) qu'ils ont coutume de fréquenter, note Le Devoir"C'était une attaque contre l'esprit moderne et pluraliste de Paris, contre l'atmosphère juvénile et libertine qui imprègne la capitale française", corrobore Doug Saunders, du Globe and Mail. L'analyse de Sascha Lehnartz, correspondant de Die Welt à Paris, est la même : "Cette fois, il s'agit de nous, de notre façon de vivre, de notre liberté", explique-t-il, ajoutant que "nous allons tous devoir nous battre pour la préserver". La solution ? Anéantir militairement l'EI, juge sans détour Roger Cohen, éditorialiste au New York Times. Fidèle à sa devise, Fluctuat nec mergitur, Paris fait montre de résilience. Moments de flottement sans naufrage. Une résistance qui rend l'analyste Raquel Montes Torralba admirative devant "une ville qui, vraiment, se sent éternelle" (El Pais).


La santé par les plantes

Je dois vous avouer quelque chose, les copains.
Je ne cherche pas particulièrement à jouer les Cassandre, planqué derrière mon écran d’ordinateur, talonné par la peur d’affronter le Réel qui tire à balles éponymes; face aux épanchements probables de la clique judaïco-médiatique des prochaines semaines, depuis ma modeste cyber-échoppe, ça serait un peu fastoche de dénoncer la paille dans l’oeil du voisin en faisant fi de la poutre que j'ai sans doute dans le slip, je ne sais pas, je n'ai pas encore osé regarder.
Si je reprends le costume de Blasphémator®, c’est sans doute pour faire diversion, face à des problèmes personnels qui me poussent à surinvestir dans le virtuel au lieu de les affronter une bonne fois pour toutes, si tant est que ce soit possible.

Exemple de problèmes que j'ai du mal avec :

Je dois confesser sans fausse pudeur que Rémy, l’amant de ma femme (Blasphémator® l’a bien cherché, que sa femme prenne un amant, à force d’être devant son ordi) lui a offert cette carotte de 1135 grammes, sans doute en gage symbolique de son affection pour elle.

Blasphémator® n’y voit nulle malice freudienne, mais enfin, une carotte de plus d'un kilo, Blasphémator® irait bien l'enfoncer dans le derrière des djihadistes, de Bachar, d’Erdogan ou de Kim Jong Il, pour joindre l’utile à l’agréable.
C’est pas les candidats au carottage en douceur et profondeur qui manquent.
Mais on ne joue pas avec la nourriture entre gens civilisés, et puis de toutes façons parmi ceux que je viens de citer, ceux qui ne sont pas morts sont planqués chez eux.
Encore raté, donc.
Tant de lucidité impuissante va-t-elle me contraindre à retourner une fois de plus ma violence contre moi-même, en digne héritier d'une encombrante tradition familiale pleine de secrets d'alcôve à ne pas exhiber en place publique, à moins d'être sérieusement dérangé ?
C'est ce que nous saurons sans doute en regardant les prochains épisodes.
Par ailleurs, un ami journaliste sportif m'écrit aujourd'hui, alerté par la violence de mon pamphlet anti- Nouvelle pornographie :

"Les réseaux sociaux ressemblent à de la pornographie où tout le monde s'encule…"

Il ignore sans doute qu’en matière d’auto-enculage sur les réseaux sociaux (limités à moi-même et à mon GROS organe de presse), je ne crains personne.

Esprit de l’Univers, épargne-moi l'ivresse de la défaite !



A part ça, comme le rappelle Martin,
mobilisez-vous !



dimanche 15 novembre 2015

samedi 14 novembre 2015

Rions un peu avec les kamikazes

Ce matin, en écoutant les infos à la radio, j'ai vaguement caressé l'idée d'aller me faire sauter dans une mosquée fondamentaliste en me bourrant de tous les antidépresseurs qui me restent, aux cris de "Sanofi Akbar !"
et puis après, comme d'habitude, je me suis rappelé qu'il valait mieux laisser le sale boulot à Blasphémator, qui avait raccroché ses gants au vestiaire un peu prématurément.

A moins que, d'ici les Régionales, eFFe eNator lui coupe l'herbe sous le pied.




Jean-Pierre Filiu : "Ca ne fait que commencer"

Entendu ce matin dans le camion Super U en attaquant le déménagement du fils prodigue...


Jean-Pierre Filiu : "Ce n’est pas une armée, ce... par franceinter

La Nouvelle Pornographie










Pour mémoire : 

l'Ancienne Pornographie


Tu devrais venir, chéri chéri.
Elle est bonne !


Une petite pipe ?

Je dois devenir un vieux con :
je préfère l'ancienne.

Message à caractère informatif :

Ancienne ou nouvelle, la pornographie nous prend pour des branleurs®.
Ne l'oublions pas.