Des torrents de merde (shittorents), on en voit beaucoup couler dans l'actualité internationale, y'aurait de quoi rendre jaloux le scatophile qui sommeille en moi.
A l'occasion de la marée du siècle annoncée pour demain, réparons l'injustice :
A la française
A la russe
A la hussarde
A la bengali
A l'anglaise
A la française 2 (le retour)
Voilà, j'avais envie d'écrire un article de merde, sans me faire chier à l'écrire.
Heureusement, le nom du contributeur est Légion.
N'oubliez pas d'aller voter dimanche.
Cyberdépendance virtuelle, auto-addiction, rédemption de l’objet fascinatoire, progrès dans l’intention de pratiquer le bouddhisme.
vendredi 20 mars 2015
mercredi 18 mars 2015
L'art, sa valeur, sa copie, l'émotion authentique et l'imprimante 3D
Un ami bien intentionné me transmet « 2 beaux articles dans Télérama que vous aurez peut-être déjà lus, sinon ce serait dommage de les rater » après les avoir religieusement scannés.
L’un est une interview d’un sociologue sur l’émotion esthétique et la valeur de l’art, l’autre relate la genèse du clonage des Noces de Cana, le plus grand tableau du Louvre, et surfe sur la vague du vertige engendré par la copie numérique.
Je déchiffre ses pdf richement enluminés des illustrations parues dans le journal, en méditant sur la pulsion prosélytique, celle-là même qui nous pousse à diffuser le fruit de nos découvertes, puis je commence à lui répondre, avec cette hideuse outrecuidance du gars qui sait et à qui on ne la fait pas :
tout d’abord, je lui signale qu’en général les articles publiés dans l’édition papier sont diffusés sur le Net, avec une semaine de décalage pour ne pas nuire au canard. Je dis pas ça pour vexer mais pour instruire, c’est quand même plus facile à lire que des scans.
Je l’ai découvert incidemment en voulant publier mon propre article à base d’itv parue dans télédrama. »
De fait, les articles qu’il m’a transmis sont là :
le papier sur la reproduction du chef d’oeuvre de Véronèse :
Ensuite, j’atomise son enthousiasme :
« J’ai trouvé tout cela absolument fantastique, m’écrit-il. C'est aussi un curieux pied-de-nez aux barbares qui brisent des œuvres millénaires... Leur geste devenant inutile puisque maintenant nous pouvons tout parfaitement copier. »
Heu… d’accord sur le principe, mais vaut mieux scanner les statues avant leur destruction, sinon tu ne recopies que des gravats, quand même.
T’as le triomphe un peu facile sur ce coup-là.
Tu te serais pas fait enfumer par des vendeurs d’imprimantes 3D en regardant les Noces de Cana-bis (la copie, donc) après avoir testé sur toi-même, au mépris du danger, ton nouveau savon parfumé au chanvre ? (il est savonnier de son état)
Et si oui, je peux passer quand pour prendre des échantillons au labo R & D ?
Sinon, sur l’art dernier refuge du sacré après le cassage de gueule des religions et des idéologies, ok.
L’homme ne vit pas que de pain dans la gueule, sauf en Syrie. Il lui faut aussi du divin, que le téléchargement compulsif de photos de muqueuses génitales ne comble qu’imparfaitement.
Sur le trouble métaphysique engendré par la perfection des copies numériques, ok.
Mais quid de la destruction programmée du sentiment du sacré par les petits DAECH de l’art contemporain ?
"L'art classique est là pour incarner les lois de l'harmonie universelle, alors que l'art moderne manifeste les disharmonies individuelles. C'est malheureusement très clair. Quand on regarde les peintures dans les églises italiennes, on se dit que même si l'artiste avait des problèmes persos, ça ne transparaît pas dans ses toiles, s'il peint la vie de Jesus, il fait de son mieux pour s'effacer. Dans l'art moderne, c'est le contraire, on ne peint que soi-même, c'est à dire qu'on ne représente que l'erreur. Peut-être que ça peut inspirer des sentiments à ceux qui sont aussi déséquilibrés, mais c'est sûr qu'il manque une porte de sortie puisque l'absolu est écarté de facto. »
Le bonus multimédia avant que mon article parte chez l'imprimeur :
le making off de la copie du Véronèse.
le making off de la copie du Véronèse.
Voilà, un petit P.S. vaut mieux qu’un long discours du FN.
Blasphemator® va encore se faire plein de nouveaux amis sur internet.
vendredi 13 mars 2015
Vacuité de la Plénitude, Plénitude de la Vacuité
Les secrets de la longévité, et aussi de la maitrise du lâcher prise :
(n'oubliez pas de mettre vos Ray-Ban, quand même)
3/ lire ce blurg régulièrement
4/ s'abonner au Monde.fr pour y lire de chouettes articles réservés aux abonnés :
Pour la Vacuité et la Plénitude, faut pas rêver, c'est pas ici que vous en verrez, et de toute façon dans ce domaine, chacun voit midi à sa porte à quatorze heures.
mercredi 11 mars 2015
Intelligence et humilité
J'ai trois potes cancéreux, à des stades divers de la maladie, bien que le pronostic vital soit engagé, et tous en disent "je fais moins le malin", comme s'il fallait une bonne maladie grave pour revenir à la raison.
Comme dans la vieille blague de Flo :
Objet : [conscience-lucidite] Re : 2012?
Un mal entraîne un bien, et un bien entraîne un mal.
Quelqu'un qui souffre entame une ascèse. Son ascèse le rend meilleur. Devenant meilleur il se la joue et devient puant. Etant puant ça lui retombe sur la figure, et il souffre. Souffrant, il a un accès d'humilité. Son humilité le rend meilleur. Devenant meilleur il redevient puant...
Où est l'éveil dans tout ça ?
Les amis, il serait temps de voir que ça n'a pas de fin.
De mon côté, pas encore de cancer, mais j'y travaille activement.
Et mon hyper-activité actuelle est toute relative, elle n'est que le pendant de mon hyper-immobilisme avant mon burn-out de 2011.
Ma bipolarité garde donc des proportions modestes.
C'est tant mieux, car mon ego en prendrait vite ombrage.
J'aimerais juste trouver un peu de temps pour finir d'écrire les aventures de Blasphémator®.
Et continuer à trouver le geste juste, dans tous les domaines de ma vie.
Comme par exemple quand je dois migrer mes données de mon vieil Imac vers mon nouvel Imac, et que je me débrouille pour ne plus pouvoir réinstaller Yosemite en ligne.
Y'a de quoi devenir antiYosemite.
Mais je pense à ce rescapé des attentats de Charlie Hebdo, qui n’a plus beaucoup de voix, ni de visage autour, et je relativise.
Apparemment, son intelligence reste entière.
C’est toujours ça de pris.
Comme dans la vieille blague de Flo :
Objet : [conscience-lucidite] Re : 2012?
Un mal entraîne un bien, et un bien entraîne un mal.
Quelqu'un qui souffre entame une ascèse. Son ascèse le rend meilleur. Devenant meilleur il se la joue et devient puant. Etant puant ça lui retombe sur la figure, et il souffre. Souffrant, il a un accès d'humilité. Son humilité le rend meilleur. Devenant meilleur il redevient puant...
Où est l'éveil dans tout ça ?
Les amis, il serait temps de voir que ça n'a pas de fin.
Et mon hyper-activité actuelle est toute relative, elle n'est que le pendant de mon hyper-immobilisme avant mon burn-out de 2011.
Ma bipolarité garde donc des proportions modestes.
C'est tant mieux, car mon ego en prendrait vite ombrage.
J'aimerais juste trouver un peu de temps pour finir d'écrire les aventures de Blasphémator®.
Et continuer à trouver le geste juste, dans tous les domaines de ma vie.
Comme par exemple quand je dois migrer mes données de mon vieil Imac vers mon nouvel Imac, et que je me débrouille pour ne plus pouvoir réinstaller Yosemite en ligne.
Y'a de quoi devenir antiYosemite.
Le laboratoire hyper-secret de destruction des Imac flambant neufs
Mais je pense à ce rescapé des attentats de Charlie Hebdo, qui n’a plus beaucoup de voix, ni de visage autour, et je relativise.
Apparemment, son intelligence reste entière.
C’est toujours ça de pris.
vendredi 6 mars 2015
La Terre ne tourne pas, c'est prouvé !
http://www.courrierinternational.com/article/2015/02/20/la-terre-ne-tourne-pas-c-est-prouve
Blasphémator® aime les religieux saoudiens.
Avec eux, pas besoin de se faire suer le burnout à écrire des articles.
La Messe est dite.
Blasphémator® aime les religieux saoudiens.
Avec eux, pas besoin de se faire suer le burnout à écrire des articles.
La Messe est dite.
jeudi 5 mars 2015
Blasphemator® n’aime pas Prometheus
Blasphèmator® aime bien la SF.
Blasphèmator® aime bien Alien, il se rappelle qu'il avait 16 ans quand il a vu le film en salle, et qu'il a failli être malade sur son voisin de devant tellement la mort de Ash l'androïde était a-dégueulbif.
Blasphèmator® a été affreusement déçu par Prométhéus, même si le potentiel blasphématoire du film est d'une kolossale finesse :
Les "Ingénieurs" qui sont à l'origine de Toute Vie sur Terre ne nous ont créés que pour pouvoir joyeusement nous exterminer, sans doute pour le fun.
Pour une fois, je trouve justifié le palimpseste de l'Odieux Connard pour nous détourner de cette horreur.
C’est pire que Blasphèmator® quand il est voluptueusement pessimiste, c’est pire que Jean Rostand quand il achève ainsi un de ses livres :
« Alors l'espèce humaine passera comme ont passé les Dinosauriens et les Stygocéphales. Toute vie cessera sur la Terre qui, astre périmé, continuera à tourner sans fin dans les espaces sans bornes. Alors, de toute civilisation humaine ou surhumaine, découvertes, philosophies, idéaux, religions, rien ne subsistera. En ce minuscule coin de l'univers sera annihilée pour jamais l'aventure falote du protoplasme, aventure qui déjà peut-être s'est achevée sur d'autres mondes, aventure qui en d'autres mondes peut-être se renouvellera. Et partout soutenue par les mêmes illusions créatrices des mêmes tourments, partout aussi absurde, aussi vaine, aussi nécessairement promise dès le principe à l'échec final et à la ténèbre infinie. » dont on pourrait résumer la pensée en un minimum de mots :
« Merde !»
Ce qui nous ferait gagner un temps précieux pour :
1/ aller voir des bons films
2/ poursuivre notre autodestruction sans nul besoin de Dieu fâché, un usage pervers de la religion y suffisant amplement.
Le manuscrit de l’arabe dément Ibn Djihad Jack-One-Lung Ben Dartan, dont a été exhumée la citation de Rostand.
mardi 3 mars 2015
Le Darknet pour les Nuls
Changeons-nous la tête avec le Darknet :
c'est là qu'on découvre le monde merveilleux des gens qui ont raison d'avoir Tor.
Et l'épisode 2 :
https://www.youtube.com/watch?v=-0p_ILUXvgg
c'est là qu'on découvre le monde merveilleux des gens qui ont raison d'avoir Tor.
Et l'épisode 2 :
https://www.youtube.com/watch?v=-0p_ILUXvgg
dimanche 1 mars 2015
à partir d'un dessin de Voutch
J'avais posté ce dessin ici :
C'est un de mes articles les plus visités, plus de 10 000 vues selon le Ministère, alors que mes petits exposés dépassent très rarement les 100 vues, snif.
Voutch parvient en quelques mots à rendre dérisoire toute aspiration « méditative » chez les Occidentaux, à décrire la vacuité égotiste, et à montrer la brutalité des rapports de classe chez nos dirigeants névrosés. Chapeau.
Heureusement, ce pauvre Pichonneau va sans doute se jeter de l'immeuble ou déprimer grave du fait de la méchanceté imméritée de son patron, alors que moi qui vous cause, j’ai l’impression de vivre l’inverse d’un burn-out (un burn-in ?) en ce moment, sans trop de ricanements - après quelques accès de cynisme ces dernières semaines, ça va plutôt mieux.
Donc je crois que je suis bien en train de me préparer à ma session de MBSR.
samedi 28 février 2015
A bas la censure hypocrite !
Tous les bloggueurs de la plateforme blogspot ont reçu ça ce matin :
Blasphemator® dire pas glop pas glop.
Ah ben bravo les gars.
On commence par interdire l'accès aux photos de famapouals (qui sont quand même une preuve de l'existence de Dieu pour ceux qui n'oublient pas de remonter de la photo de créature au Créateur), sauf à pouvoir prouver leur contexte artistique, éducatif, documentaire ou scientifique, et puis après, on barre l'accès aux mélomanes compulsifs du téléchargement, aux fumeurs, aux nazis, aux pédophiles, aux Socialistes de gauche, aux Islamistes et aux Trolls.
Et la pluralité d'opinion sur le Net, après, elle est où ?Blasphemator® dire pas glop pas glop.
vendredi 27 février 2015
Le Nouveau Charlie Hebdo
J’ai acheté le Nouveau Charlie Hebdo ce matin.
Un peu déçu de ne pas y trouver les éditoriaux de Bernard Maris et les petits Miquets à gros nez de Charb.
C’est vrai que les Parisiens sont en vacances, cette semaine.
J’espère qu’ils ne tarderont pas à rentrer, quand même, parce que cette avalanche de vacataires perturbe ma lecture du journal.
jeudi 26 février 2015
Extension du domaine djihadiste
Charlie Hebdo y'en avait pas raciste, mon ami, y'en avait juste caustique.
http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/11/20/non-charlie-hebdo-n-est-pas-raciste_3516646_3232.html
Roland Dumas s'est fait prescrire de l'Antisémitox®, mais ça ne va pas très fort.
http://abonnes.lemonde.fr/politique/article/2015/02/20/la-rengaine-de-dumas_4580466_823448.html
(article protégé)
Le Sharif est
http://abonnes.lemonde.fr/police-justice/article/2015/02/20/on-ne-tue-pas-pour-un-dessin-il-a-pense-qu-a-sa-gueule-cherif_4580499_1653578.html
(article protégé)
Les Américains sont toujours les plus forts.
http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2015/02/21/l-espionnage-de-gemalto-le-cynisme-de-m-obama_4580993_3232.html
Sarko se mange un râteau.
http://abonnes.lemonde.fr/politique/article/2015/02/22/sarkozy-ne-convainc-pas-les-francais_4581223_823448.html
Oscar de l'Info rigolote extraite de l'article :
"Chez les sympathisants UMP, c'est la ligne du ni-ni (ni PS, ni FN) qui l'emporte avec 46 %.
28 % préfèrent que l'UMP appelle à voter FN, et 25 % que l'UMP les appelle à voter PS.
Chez les sympathisants du PS, le réflexe du front républicain (voter UMP contre le FN) domine avec 79 %, 14 % préfèrant que le PS appelle à voter blanc ou à s'abstenir et 3 % à voter FN."
Est-ce que ça ne simplifierait pas les élections si tout le monde appelait à voter FN avant le premier tour ? Le FN, lui, n'aurait qu'à appeler à voter pour le Front de Gauche, et Dieu reconnaitrait les siens.
La Haine : enfin l'adaptation du film en jeu d'arcade sur internet.
http://abonnes.lemonde.fr/pixels/article/2015/02/22/des-propositions-contre-les-discours-de-haine-sur-internet_4580743_4408996.html
Aahh cool, un blog qui surveille les extrêmes de la droite :
http://droites-extremes.blog.lemonde.fr
Blasphémator® va pouvoir fermer l'oeil de la nuit.
mercredi 25 février 2015
Pense-bête trouvé dans une poubelle (2)
lu dans Courrier International N°1267 du 12 au 18 février 2015
johnupdikearchive.com
“Ma vie est, en un sens, un déchet, ma vie n’est que ce dont le résidu est mon écriture.”
John Updike, Paris Review, 1966
Paul Moran conclut son article ainsi :
« Je ne peux m’empêcher de penser qu’en récupérant les affaires d’Updike j’ai aussi récolté une partie de sa chance. Peut-être que les bactéries qui se sont collées sur moi portaient les germes de la magie de John Updike. Telle est donc l’histoire de ce croisement improbable de deux destinées : l’une, une vie apparemment agréable pleine de réalisation, de talent et d’acclamation, l’autre, la triste histoire de quelqu’un qui a perdu le cap. Quand les ténèbres font leur réapparition, comme ça finit toujours par arriver, je reviens souvent à un bout de papier jaunissant qu’Updike a jeté et qui porte une citation de Fra Giovanni [da Fiesole, dit Fra Angelico], un moine du XVe siècle. Le bout de papier est tout petit mais il a sur moi un grand effet :
“Il n’y a rien de ce que je pourrais vous donner que vous ne possédiez déjà, mais il y a beaucoup de choses que je ne puis donner et que vous pouvez prendre. Le Ciel ne peut descendre jusqu’à nous, à moins que notre cœur n’y trouve aujourd’hui même son repos. Prenez le Ciel. Il n’est point de paix dans l’avenir qui ne soit cachée dans ce court moment présent. Prenez la paix. L’obscurité du monde n’est qu’une ombre. Derrière et cependant à notre portée se trouve la joie. Il y a dans cette obscurité une splendeur et une joie ineffables si nous pouvions seulement les voir. Et pour voir vous n’avez qu’à regarder. Je vous prie donc de regarder.”
Pense-bête trouvé dans une poubelle : épisode 1
et le pilote (épisode 0)
L'article en prêt à cliquer.
N'aie pas peur, ce n'est pas sale.
article « A la recherche de John Updike »
Pendant deux ans et demi, un inconnu a fouillé dans les poubelles du célèbre écrivain américain. Paul Moran a ainsi accumulé quantité d’objets personnels qu’il expose aujourd’hui en ligne. Il justifie son entreprise en racontant comment elle lui a sauvé la vie.johnupdikearchive.com
“Ma vie est, en un sens, un déchet, ma vie n’est que ce dont le résidu est mon écriture.”
John Updike, Paris Review, 1966
Paul Moran conclut son article ainsi :
« Je ne peux m’empêcher de penser qu’en récupérant les affaires d’Updike j’ai aussi récolté une partie de sa chance. Peut-être que les bactéries qui se sont collées sur moi portaient les germes de la magie de John Updike. Telle est donc l’histoire de ce croisement improbable de deux destinées : l’une, une vie apparemment agréable pleine de réalisation, de talent et d’acclamation, l’autre, la triste histoire de quelqu’un qui a perdu le cap. Quand les ténèbres font leur réapparition, comme ça finit toujours par arriver, je reviens souvent à un bout de papier jaunissant qu’Updike a jeté et qui porte une citation de Fra Giovanni [da Fiesole, dit Fra Angelico], un moine du XVe siècle. Le bout de papier est tout petit mais il a sur moi un grand effet :
“Il n’y a rien de ce que je pourrais vous donner que vous ne possédiez déjà, mais il y a beaucoup de choses que je ne puis donner et que vous pouvez prendre. Le Ciel ne peut descendre jusqu’à nous, à moins que notre cœur n’y trouve aujourd’hui même son repos. Prenez le Ciel. Il n’est point de paix dans l’avenir qui ne soit cachée dans ce court moment présent. Prenez la paix. L’obscurité du monde n’est qu’une ombre. Derrière et cependant à notre portée se trouve la joie. Il y a dans cette obscurité une splendeur et une joie ineffables si nous pouvions seulement les voir. Et pour voir vous n’avez qu’à regarder. Je vous prie donc de regarder.”
Pense-bête trouvé dans une poubelle : épisode 1
et le pilote (épisode 0)
L'article en prêt à cliquer.
N'aie pas peur, ce n'est pas sale.
mardi 24 février 2015
Blasphemator® n’aime pas les jeunes
La naïveté, vérités et mensonges : la malignité, c’est aussi le déni de l’existence du mal.
Démonstration :
1/article de nourjal :
L’antisémitisme impulsif de cinq gars « sans problème »
Démonstration :
1/article de nourjal :
L’antisémitisme impulsif de cinq gars « sans problème »
LE MONDE | 19.02.2015 | Par Marion Van Renterghem
Oïe oye oye, y z'ont encore pété la tombe à Papi Schlomo,
alors je vais faire comme Miles Davis et jouer dos au public.
Pierre B. aime la musique metal, le look punk-gothique, les capuches, les bracelets cloutés, les Doc Martens, les colifichets avec des têtes de mort. C’est un grand gars blond aux yeux bleus rieurs, plutôt fluet, avec une bonne bouille d’ado de son âge et de son temps.
Après le collège où il était un élève sans problème, il a choisi de préparer un CAP d’agent de sécurité, sa passion. Sur Facebook, le 10 février, Pierre postait ce message – sans fautes d’orthographe : « Bon les gens, je compte organiser dans pas longtemps un petit groupe afin d’aller explorer quelques endroits abandonnés (maisons, manoirs, château, gares, etc.). Qui serait partant ? Faites aussi parvenir quelques-unes de vos idées, si vous en avez. »
Pierre B. est le meneur de la bande des cinq jeunes Alsaciens interpellés après la profanation du cimetière juif de Sarre-Union (Bas-Rhin). Mercredi 18 février, dans la soirée, tous les cinq ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire.
Le « mobile antisémite » de la profanation est apparu « clairement » au procureur de Saverne Philippe Vannier au vu des éléments de l’enquête, « malgré les dénégations des intéressés ». Quatre des adolescents ont été soumis à une mesure de placement en centre éducatif, dont l’un dans un centre fermé, tandis que le cinquième a été « confié à un tiers digne de confiance ». Ils ont entre 15 et 17 ans.
Le joli cimetière juif de Sarre-Union a l’air posé sur le flanc de la colline. C’est un long rectangle de verdure avec des tombes vieilles de deux siècles, en bas duquel coule la Sarre, dans cette zone rurale et vallonnée qu’on appelle « l’Alsace bossue ». Il faut prendre un chemin de campagne, à l’extrémité de la petite ville de Sarre-Union, passer un petit pont, ouvrir le portail en fer forgé. Sauf que là, le portail a été mis à terre. Plus bas, les pierres tombales avec leurs inscriptions ont subi le même sort.
Le spectacle laisse sans voix. Sur les quelque 400 stèles du cimetière, environ 250 sont brisées. Le monument aux victimes de la Shoah est détruit. Dans la partie moderne, des dalles en granit poli ont été déplacées. « Jamais un cimetière juif n’a été profané avec cet acharnement, jamais avec cette intensité, jamais avec cette frénésie », s’est indigné François Hollande, venu se recueillir sur les lieux.
Saluts nazis
Dans l’après-midi du jeudi 12 février, les cinq garçons se trouvent une occupation pendant leurs vacances scolaires : aller au cimetière juif. Ils commencent à jouer et là, selon le procureur de Saverne, « le jeu a dérapé ». Un premier acte déclenche « une sorte de frénésie collective ». Les stèles sont lourdes, mais anciennes et fragiles : ils les cassent une à une. Ils font des saluts nazis. Ils crachent sur les symboles juifs. En guise d’accompagnement sonore, ils crient ces mots : « Sales juifs », « Sale race », « Heil Hitler », « Sieg Heil ».
Lundi, effrayé par l’écho médiatique donné à leur escapade, le plus jeune de la bande se rend de lui-même à la gendarmerie. Les autres sont immédiatement interpellés. Tous nient avoir agi par antisémitisme, mais ils reconnaissent leur participation aux dégradations.
A Sarre-Union, 3 000 habitants, tout le monde se connaît. Et personne ne comprend. Gaëtan Wilsius, élève de 1re L au lycée Georges-Imbert, a organisé dans la ville une marche silencieuse « de solidarité et d’indignation » qui a rassemblé dans la ville des centaines de lycéens, mardi. Sur les cinq suspects, il en connaît quatre. Ils étaient tous ensemble au collège Pierre-Claude de Sarre-Union, deux d’entre eux sont comme lui au lycée situé juste à côté. Il a beau chercher des signes distinctifs, il n’en trouve pas. Sauf peut-être qu’ils étaient « fans de metal », et « se tenaient un peu à part à cause de ce centre d’intérêt ». Pierre, précise Gaëtan, « c’était la personne juste un tout petit peu bizarre parmi des gens normaux. Mais rien de méchant ».
Les cinq mineurs n’ont aucun antécédent judiciaire. La justice ne leur connaît pas « de convictions idéologiques qui pourraient expliquer leur comportement », note le procureur. Ils sont issus de « familles bien », qui « ne posent pas de problèmes particuliers et ne sont pas dans le besoin », affirme-t-on à la mairie de Sarre-Union. L’un est le fils d’une institutrice, l’autre le petit-fils d’un proviseur. Tous sont « calmes, discrets, pas bagarreurs, n’ont rien de spécial », disent leurs camarades. Quatre sur les cinq habitent Sarre-Union, trois y sont scolarisés dans l’unique lycée. Les élèves de catégorie socio-professionnelle (CSP) favorisée y sont légèrement en dessous de la moyenne académique, les CSP défavorisés sont légèrement au-dessus, mais le taux de réussite au bac se situe entre 90 % et 100 %. « Un établissement sans problème particulier », assure Jacques-Pierre Gougeon, recteur de l’académie de Strasbourg.
Pierre B. avait étrangement un ennemi déclaré : « le fascisme ». Il portait des slogans antifascistes sur ses vêtements. « On ne parlait pas politique mais si on évoquait le Front national, il se mettait sur ses deux pattes arrière et se mettait à grogner, raconte Gaëtan. Il prétendait se battre contre le fascisme et était très remonté contre la police. Il traitait les policiers et les militaires de fascistes, avec une hargne qui me mettait mal à l’aise. » Pierre était parti au lycée de Sarrebourg (Moselle) mais il passait voir ses copains à Sarre-Union. La mort récente de son père l’avait rendu un peu plus distant.
La sixième profanation
L’Alsace, région limitrophe de l’Allemagne et ballottée par l’Histoire, est « l’une des régions où le travail sur le passé et la mémoire est le plus important », souligne M. Gougeon. Cours de religion, conférences de témoins de la Shoah, parfois voyages à Auschwitz… « Pierre et les autres ont été éduqués comme nous, note Gaëtan. Les voir faire ça, c’est d’autant plus dégoûtant. » Cette caractéristique alsacienne ajoute à l’incompréhension générale. Comment ont-ils pu prétendre, comme ils l’ont fait, ne pas savoir ce qu’ils faisaient ? Pourquoi eux ?
Le profil des cinq jeunes n’est pas la seule énigme. Le petit cimetière de Sarre-Union, joli et discret, en est à sa sixième profanation depuis la Libération. Les précédents les plus marquants ont eu lieu en 1988 et 2001. Le sociologue Freddy Raphaël relève que « les trois quarts des cimetières juifs de la campagne alsacienne ont été profanés à un moment ou à un autre ». Il constate presque à chaque fois les mêmes stratégies de défense : réduire la profanation au rang du vandalisme. Les cinq mineurs de Sarre-Union ont usé du même argument : « On croyait que c’était abandonné », « on ne savait pas que c’était un cimetière juif… »
Dans les villages d’Alsace, les cimetières juifs présentent il est vrai un avantage pour les profanateurs : ils sont toujours situés un peu à l’écart du village. Un double effet de l’existence d’un « judaïsme rural », spécifique en France à l’Alsace, et de la Révolution française, qui donna aux juifs le statut de citoyens français et leur permit enfin de bénéficier d’un cimetière de proximité. A une condition toutefois : que celui-ci se situe à la marge du bourg, et à un endroit que personne n’aurait envie de leurs disputer : là où l’équarrisseur enterrait ses bêtes crevées, ou sur ce terrain en pente près d’une rivière, donc humide et difficilement constructible, comme à Sarre-Union.
Il reste trois juifs à Sarre-Union
Si l’on est vandale et antisémite, il y a ici un autre avantage : les cimetières juifs ruraux d’Alsace sont peu fréquentés. La Shoah et, pour les survivants, l’exode vers les villes, ont fait disparaître des villages la population juive. Il reste trois juifs à Sarre-Union, dont le « représentant de la communauté juive de Sarre-Union », Jacques Wolff. Ils étaient 400 familles au XVIIIe siècle.
Les cimetières juifs ont toujours l’air vieux. Il n’y a plus de descendants pour entretenir les tombes et contrairement aux cimetières chrétiens, les concessions sont perpétuelles. Les morts ne s’en vont pas. « Cela joue dans l’inconscient collectif », souligne Claude Heymann, adjoint au grand rabbin de Strasbourg. Le cimetière se dit en hébreu « la maison des vivants » (Beth Ha’Haym). C’est l’image du juif qui est toujours là, qui aurait dû disparaître et qui revient. Encore de l’eau au moulin des antisémites : « Le juif est toujours celui qui s’en sort. »
Pour le rabbin Heymann, la profanation du cimetière de Sarre-Union va au-delà de l’antisémitisme. « Cet acte est représentatif de l’incapacité pour les jeunes d’entrevoir un avant eux-mêmes. Ils vivent dans un monde virtuel et autocentré. Il n’y a qu’eux, le présent, leurs parents, leurs grands-parents s’ils les voient. En cela, c’est emblématique d’une époque. » Les cinq mineurs encourent jusqu’à sept ans de prison.
*
* *
2/ Hongrois rêver :
3/ Réflexions profondes qu'inspire tout ceci à Blasphemator® :
Ach ! Les jeunes de maintenant… finalement ils ont une capacité à se nuire à eux-même qui fait la joie des moins jeunes, et qui pour tout dire leur rappellent leurs propres erreurs de jeuneSSe. Enfin, on avait la chance de ne pas vivre dans un monde virtuel, bien qu'autocentré.
4/ Oui, je sais, encore un article emprunté sur le site du Monde.
Ca va pas améliorer mon karma.
Tant pis, à un moment donné il faut lâcher prise, quand l'urgence de l'actualité l'exige, comme y disent sur BFM quand ils renseignent Coulibaly sur les otages planqués dans l'Hyper Casher.
lundi 23 février 2015
French Partition 2015
Blasphemator® proposerait bien de rassembler les musulmans radicalisés sur Internet dans une zône de non-droit, genre la Bretagne, la Corse ou le 9-3, puis d'en fermer les frontières, comme du temps de la partition des Indes, mais il n'a pas le temps de développer l'idée, pourtant prometteuse, qui restera donc à l'état d'ébauche virtuelle.
Sinon, Blasphemator® irait bien se faireauto-enculer voir chez les Grecs, mais il n'a pas le temps non plus.
Sinon, Blasphemator® irait bien se faire
Illustration : carte des cultures autochtones de ce qui deviendra les Etats-Unis d'Amérique,
[Edit] :
Vous reprendrez bien encore un peu de graisse antique
sinon, il me reste un peu de graisse en toc
dimanche 22 février 2015
Blasphemator® se fait dépouiller de son blaze par un Arabe
Ex-musulman : emprisonné pour blasphème
Fondateur et président du Comité des ex-musulmans de France, Waleed Al-Husseini est aussi un Palestinien réfugié politique en France depuis 2012.
Auteur de Blasphémateur ! Les prisons d’Allah, qui est paru le 14 janvier, le livre explique le point de vue et la liberté d’expression du Palestinien. Avant de publier sur le papier, Waleed s’exprimait sur Internet, son seul espace de liberté, où adolescent, il dénonçait les ressorts rétrogrades, violents et misogynes des textes du Coran.
Auteur de Blasphémateur ! Les prisons d’Allah, qui est paru le 14 janvier, le livre explique le point de vue et la liberté d’expression du Palestinien. Avant de publier sur le papier, Waleed s’exprimait sur Internet, son seul espace de liberté, où adolescent, il dénonçait les ressorts rétrogrades, violents et misogynes des textes du Coran.
Il a fini par être arrêté, emprisonné et torturé pendant dix mois.
Le blogueur Waleed Al-Husseini est notre invité ce soir à 20h05 pour témoigner.
Le blogueur Waleed Al-Husseini est notre invité ce soir à 20h05 pour témoigner.
Mon avis :
Si il monte "les Musulmans Anonymes", groupe de rétablissement basé sur les 12 étapes des Alcooliques Anonymes, Blasphemator® lui fait un procès pour plagiat.
N'empêche que ça prouve bien la théorie de Blasphemator® énoncée dans son épisode #1, à savoir que L’Esprit souffle où il veut, et que les mêmes idées peuvent se présenter à deux personnes différentes, à deux périodes différentes, sans qu’il soit pour cela utile de s'accuser mutuellement de plagiat.
De la même façon que quand une nouvelle molécule est découverte dans un laboratoire, il arrive très souvent qu'elle soit spontanément mise à jour dans un autre, situé à Pétaouchnoque par rapport au premier.
cf les travaux de Rupert Sheldrake là-dessus.
Si il monte "les Musulmans Anonymes", groupe de rétablissement basé sur les 12 étapes des Alcooliques Anonymes, Blasphemator® lui fait un procès pour plagiat.
N'empêche que ça prouve bien la théorie de Blasphemator® énoncée dans son épisode #1, à savoir que L’Esprit souffle où il veut, et que les mêmes idées peuvent se présenter à deux personnes différentes, à deux périodes différentes, sans qu’il soit pour cela utile de s'accuser mutuellement de plagiat.
De la même façon que quand une nouvelle molécule est découverte dans un laboratoire, il arrive très souvent qu'elle soit spontanément mise à jour dans un autre, situé à Pétaouchnoque par rapport au premier.
cf les travaux de Rupert Sheldrake là-dessus.
Tout ça parce que l'intelligence ne saurait être la nôtre : elle appartient à notre espèce.
L'illusion du contraire nous est engendrée par sa spécificité, la Nature nous ayant dotés d'une conscience autonome.
Ahlàlà... est grand, et Hubert Reeves serait bien d'accord.
Quelqu'un a son mail ?
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